Une excellente stratégie.

Vous en pensez quoi ?
Qui, moi ? Ah et bien , j’en pense que c’est une excellente stratégie.

« Un parti encore inconnu en Belgique il y a trois mois  parvient à faire élire deux candidats sur les trois qu’ils présentaient »
« Le nom du parti, ISLAM, un sacré coup de stratégie, politique  » nous précise la reporter du journal télévisé belge.
« Je pense que c’est une excellente stratégie qu’ils ont mis en œuvre, une excellente stratégie marketing qui a sans doute décidé un certain nombre d’indécis, une très bonne stratégie politique », précise en effet, en souriant largement, une jeune et jolie chercheuse.
« Voici un nouvel élu qui évite de serrer la main ou de croiser le regard de tous les femmes « .
nous informe la reporter sur le ton qu’elle emploierait pour nous dire l’heure.
Redouane Ahrouch, citoyen belge, au physique passe partout, plutôt « bonhomme », épicier sympa, ou garagiste bien intégré sans doute, accepte néanmoins l’interview de la représentante du sexe haï faible, pour répondre gentiment et avec le sourire :
« On est des élus islamistes mais avant tout, nous on se sent vraiment…. musulmans.
La charia je suis pour, c’est la loi islamique je suis pour.
Un état islamique, ça va prendre des décennies peut-être mais le mouvement est lancé. »

En ce qui me concerne je n’ai pas été particulièrement surprise.
Je suis d’assez près cette montée de l’islam en Europe pour n’être jamais surprise du fait qu’il monte.
Et des islamistes « sympas », je sais que ….ça existe, j’en ai rencontré.

J’avais déjà vu un citoyen français islamiste interviewé par John Paul Lepers.
La petit différence est qu’à l’époque, malgré le sourire et la douceur du ton de l’islamiste sympa, le journaliste français avait dit  »  la charia, oh la la mais vous me faites peur « .
L’islamiste avait répondu  « fi pas avoir peur, çi la charia, çi fait pas peur « .
John Paul Lepers avait eu l’air un tout petit peu déstabilisé. Il avait évacué les révélations que l’on venait de lui faire et était vite passé à autre chose, MAIS  il avait tout de même eu un très léger mouvement de recul, au moins.

Mais là, même pas. Dans cette vidéo : rien, pas le moindre froncement de sourcil, pas l’esquisse d’une grimace sur le visage des journalistes, par la moindre intonation qui puisse nous faire penser que dans le fond, même s’ils elles font  leur travail en essayant de rester neutres, ces présentatrices, journalistes et chercheuses éprouvent un brin d’inquiétude devant ce qu’elles nous présentent en souriant poliment.
Même lorsqu’elle donnent des détails sur le programme de Ahrouch.
Rien !
Ces femmes sont tranquilles et souriantes.
Elles viennent simplement d’assister à une démonstration d’excellente stratégie.
Leur absence de  peur me fait peur.

C’est là : http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_le-parti-islam-espere-que-la-belgique-devienne-un-jour-un-etat-islamique?id=7865358


Quand il devient intolérable de dénoncer l’intolérance.

Même si tu vois ça, n’en parle surtout pas au gentil Rachid, ça va encore lui faire de la peine.

 

 

Certains pensent que l’on doit arrêter  de critiquer les musulmans non modérés et ouvertement méchants.

Parce qu’ainsi cela  soulagerait les musulmans apparemment gentils qui pourraient alors continuer à musulmer très gentiment alors que là,  tout traumatisés qu’ils sont par nos critiques, ils seront peut-être tentés de devenir méchants.
Si l’on n’arrête pas, c’est certain, on va finir par les énerver….ensuite il ne faudra pas venir se plaindre s’ils arrêtent d’être sympa.

Ne riez pas, c’est exactement ce que l’on est en train de nous dire.

J’ai regardé l’autre soir quelques minutes du débat Fillon Copé et je suis tombée au moment où le journaliste interrogeait ce dernier  sur la fameuse « affaire du pain au chocolat ».
Visiblement, aux yeux du journaliste la question n’était absolument pas de savoir si oui ou non, en France en 2012 il arrive que des gens aient des problèmes parce qu’ils ne font PAS le ramadan ( quand on y pense ce constat est pourtant absolument hallucinant) mais qu’il fallait que Copé admette que la communauté musulmane ait pu être heurtée par ses propos…. qui n’auraient de ce fait pas dus être tenus.
Ainsi donc, la plupart des musulmans sont modérés et tolèrent donc parfaitement, par définition, que d’autres (musulmans ou non) ne fassent pas le ramadan…. mais ils ne tolèrent pas qu’on leur dise que certains ne sont pas tolérants.

Si vous dénoncez le comportement d’ UN musulman « non moderé », ça fait de la peine à TOUS les autres.
C’est comme ça.

ça pourrait devenir un proverbe :  si tu montres du doigt un musulman non moderé, le musulman moderé dénonce le doigt.

On ne s’en sort pas.

Sachant que les musulmans modérés doivent être les premiers à s’offusquer que d’autres ne le soient pas, (sinon il n’y aurait pas de différence entre les moderés et les autres, n’est ce pas ) l’idéal serait donc que les modérés dénoncent eux mêmes le manque de modération de certains dans leurs rangs. Cela serait moins vexant pour eux et plus clair pour tout le monde.
Ils ne le font pas ou très peu.
Je me suis longtemps demandé pourquoi ( pourquoi, mon dieu pourquoi ?) mais j’ai eu récemment la réponse grâce à madame Bounia B, musulmane ET »anthropologue du fait religieux », à qui la question a été posée dans je ne sais quelle émission et dont la réponse fût aussi brève que précise :  « les musulmans modérés sont paralysés par la douleur ». Point barre ( et générique de fin d’émission sur ces mots).

L’AFR (anthropologue du fait religieux) n’a pas détaillé les raisons de leur souffrance paralysante mais j’imagine que la douleur des modérés est double : celle de constater qu’il y a quelques rares musulmans méchants et celle d’entendre que l’on critique ces derniers, qui n’ont rien à voir avec eux mais dont la dénonciation par d’autres les atteint néanmoins très directement.

Lorsque l’on sait que les moderés, lorsqu’ils   ont de la peine, modèrent leur modération, on voit bien que la meilleur attitude à avoir consiste donc  à ne PAS leur faire de peine en ne dénonçant jamais rien qui concerne l’islam… que ce dernier soit le « vrai » ou le « faux ».
Le mieux serait donc  ne plus en parler du tout.
Ou alors seulement pour en dire du bien.

J’imagine que c’est un peu l’idée qui anime ces gens là :

http://www.postedeveille.ca/2012/10/la-turquie-le-bresil-et-la-suede-discutent-de-linterdit-des-atteintes-au-sacre.html


Ils ne sont pas tous comme ça.

 

 

Certains sont très sympas.
Il y en a de bien intégrés.
J’ai un ami musulman, il est très cool comme mec.
J’en connais plusieurs, bien sympathiques ma foi : ce sont de bons copains.
Mon épicier musulman a l’air très pacifique.
J’ai une copine musulmane, elle est comme les autres, je ne vois pas où est le problème.
Il y a des fous et des imbéciles partout…mais ils ne sont pas TOUS comme ça.

Et c’est VRAI

Mille fois on a entendu ces arguments.
Mille fois on nous  l’a répété sur tous les tons.

Je réponds : Mais oui,  c’est vrai !  Et alors ? Ce n’est pas du tout le problème ! .

La question qui se pose n’est absolument PAS de savoir si  un individu Y, musulman de son état, peut s’entendre, voire sympathiser avec tel ou tel individu X, kouffar, infidèle, souchien, indigène, français « ordinaire ».
Tous les jours on constate que cela est possible.
Un ou plusieurs individus musulmans peuvent parfaitement entretenir des relations cordiales, ou plus encore, avec un ou plusieurs individus non musulmans.
On voit cela tous les jours et cela a toujours existé.

Cela ne répond en rien à la question essentielle qui est  la suivante :
Une population X, ordinaire, peut-elle cohabiter pacifiquement à moyen ou à  long terme avec une population Y composée de musulmans ?

Et à cette question, la seule qui vaille à mon avis, la réponse est que pour le moment, si on regarde l’histoire du monde, il n’y en a  aucun exemple :
Il semble que les problèmes de cohabitation soient la règle, et qu’ils soient de plus absolument proportionnels au pourcentage de la population musulmane dans la population totale.

Pourquoi penser que cette fois ci, la cohabitation d’un peuple musulman et d’un peuple d’infidèles pourrait bien se passer ;  mieux que d’habitude ?
Quels sont les éléments particulièrement favorables, qui feraient que les conditions d’une bonne entente, ici et maintenant, seraient  meilleures qu’elles ne l’ont été autrefois ou qu’elles ne sont ailleurs ?
Le sentiment de frustration et le ressentiment des musulmans, entretenus dans l’idée que l’occident les a pillés et humiliés pendant des siècles, est-il de nature à faire que les mahométans  d’aujourd’hui soient mieux disposés à notre égard qu’ils ne l’ont été auprès des autres peuples d’infidèles, qu’ils ont soumis, et  à qui pourtant ils n’avaient pas tant de  reproches à faire ?
Leur avantage numérique croissant dans le monde, les rendrait-il  plus pacifiques qu’à l’époque où ils n’étaient pas si nombreux ?
Qu’est ce qui permet de penser que cette fois ci,  cela pourrait bien se passer avec eux, c’est à dire que même en situation majoritaire ils appliqueraient ici la tolérance dont ils se sont montrés dépourvus autrefois et dont ils n’ont que faire à l’heure actuelle dans leurs propres pays ?

Comment peut-on imaginer que les musulmans s’ils étaient majoritaires en France n’auraient pas envie d’instaurer les lois coraniques ?
Comment peut-on penser une chose pareille alors que l’on n’ imaginerait pas une population à majorité communiste, ne pas mettre en place un état communiste.

Le musulman modéré est absolument comparable au  militant communiste minoritaire.
Il participe à la vie de la société non islamique, comme le communiste participe à la vie politique pluripartite :  il fait avec.
En tant qu’individu il ne se présente pas forcément sous des traits  odieux mais en tant qu’adhérent à une cause, le moment venu, lorsqu’il est en situation, il fait ce qu’il y a de mieux à faire à ses yeux : il prend le pouvoir, puis fait ce qu’il faut pour le garder.

Ils ne sont pas tous staliniens.
J’ai un copain communiste très sympa.
Ils sont comme les autres.

Se sont probablement dit  pas mal de Russes et d’Allemands, autrefois……


Spécial super-matheux.

Luttons très très précisément contre le racisme

 

Je sors de ma séance quasi quotidienne de France inter.

Aujourd’hui au programme de l’émission Service public on nous proposait   » La France d’en haut, qui sont les élites ? », occasion pour monsieur Guillaume Erner d’inviter le  président du Who’s who, et deux sociologues.
La discussion était plutôt intéressante et il fut question de l’ ascenseur social et des difficultés particulières qu’ont les enfants des catégories défavorisées qui ont rejoint les classes dirigeantes à être tout à fait à l’aise pour jongler entre ces deux mondes.
Le moment attendu arriva : il fût bientôt question des « différences » , on parla beaucoup des femmes, des handicapés, des homosexuels, on affirma que les différences sont un enrichissement, tout en n’existant que dans le regard de l’autre ( dernier point  qui est absolument évident dans le cas des handicaps de type visuel d’ailleurs), on donna des chiffres concernant le nombre de femmes qui ceci ou cela…. puis enfin fut abordé le sujet des minorités visibles d’origine extraeuropéennes.

A leur sujet , nous n’eûmes droit à aucune statistique ( en tout cas s’il y en avait dans son livre, le sociologue n’en donna pas sur les ondes), mais, afin sans doute de compenser ce manque de précision dans l’illustration d’une une éventuelle discrimination  » raciste », forcément raciste, une simple anecdote nous fut contée afin d’édifier les foules.

Un dirigeant d’entreprise d’origine africaine avait en effet donné des détails particulièrement précis au sociologue qui enquêtait :
« Quand je vais chez le banquier, il lui faut 20 minutes pour oublier que je suis noir. »

Voilà !
C’était tout.

20 minutes ! Ah, tout de même ! Eh bien oui ! Ah ben dites donc !
Personne dans le studio pour remarquer qu’il s’agissait d’un sentiment de « il faut 20 minutes à un banquier pour oublier qu’un noir est noir ».
Bien au contraire : Il fallait 20 minutes à un banquier pour oublier que son client était noir…et tout était dit.

Et bien moi je dis qu’il  faut très exactement  16 minutes 17 secondes  à un banquier pour oublier qu’une femme en est  une ! Voilà ! C’est comme ça!

Avec ces éléments,  je vous demande maintenant de calculer combien de temps il faut très exactement à un banquier pour oublier qu’une femme noire est une femme ET est  noire.

Pour ceux qui voudraient simplement  additionner les 20 minutes d’oubli de la couleur, avec les 16 minutes 17 secondes d’oubli du genre, je précise que les choses sont bien plus compliquées que cela car il  y a plusieurs minutes pendant lesquelles le même banquier ne pense plus à la couleur, ni au sexe ( trop concentré qu’il est sur le  relevé du compte en banque) et qu’il faut donc trouver puis appliquer une formule mathématique complexe qui tienne compte du fait que les deux temps d’oublis se croisent.
Ce billet, vous le constatez, ne s’adresse pas à tout le monde…mais à une élite de matheux.
Mais si l’on veut vraiment comprendre le phénomène de discrimination dans ce pays, il faut bien s’en donner les moyens.
A vos calculettes.

La semaine prochaine, nous calculerons le temps moyen qu’il faut à un garagiste noir pour oublier la couleur, le genre  et le style d’une cliente asiatique arborant un teeshirt  » lesbian proud », et nous comparerons avec le temps d’oubli nécessaire à un dentiste arabe pour ne plus penser que son patient est paralytique.
 

A part ça, je me demande si le fait d’affirmer à la radio qu’il faut 20 minutes à un banquier pour oublier que son client est noir est une bonne chose pour le vivre ensemble, ou si on pourrait porter plainte pour incitation à la haine raciale du blanc, sous le prétexte que ce dernier aurait commencé avec ses putains de 20 minutes ?
Mais c’est une autre histoire….

 


Les questions.

 

Tobrouk versus Poitiers….

Il était intéressant  d’entendre l’interview du porte parole des identitaires par un journaliste de RMC après que ce groupe ait occupé, de façon pacifique mais déterminée, le toit du  chantier de la grande mosquée de Poitiers.
Le débat fut tel qu’attendu (  puisqu’il opposait un interlocuteur avec des arguments à quelqu’un qui n’avait que sa bien pensance pour les combattre), mais à mon avis édifiant.

Les propos de Damien, l’identitaire étaient précis et tournaient avec habileté autour de l’essentiel  :
« Nous sommes en train de vivre le plus grand bouleversement ethnique de notre histoire, un remplacement de population »
Puis il expliqua qu’à ses yeux, « l’islamisation de la France est le reflet visible de cette immigration massive« , et donna quelques  chiffres extraits de la courbe exponentielle du nombre des  mosquées en France pour illustrer son propos.

La série des questions s’enchaina alors, avec Bourdin tout excité lui intimant l’ordre d’y répondre :
« Vous préférez qu’ils prient dans les caves ? »
« Vous voulez des français blonds aux yeux bleus », « hein, répondez, c’est ça que vous voulez ? »
Questions stupides qu’il est facile de balayer, suivie de la grande question, celle qui parfois nous gène un peu :

« Voulez vous interdire l’islam ? » « allez, répondez », « dites le nous, qu’est ce que vous voulez, hein, interdire l’islam c’est ça ? »

Le dénommé Damien, tentait d’éviter de répondre et d’avancer ses arguments.
Il avait bien raison.

Il y a toujours un moment où la discussion dérive de cette façon.
Dés que l’on arrive avec nos « preuves », nos interlocuteurs, mis au pied du mur des évidences, des réalités chiffrées, nous assaillent de questions et finissent par nous intimer l’ordre d’y répondre, de révéler  nos « solutions » afin de démontrer que celles ci ne sont ni gentilles ni douces et de nous repousser alors d’un air dégoutté.

Ne nous laissons pas piéger.

Pourquoi accepterions nous de discuter des traitements avec des gens qui nient la maladie ?
Nous, nauséabonds, qui sommes en général d’accord sur le fait que l’immigration massive que subit la France est une sorte de cancer, n’avons pas toujours le même avis sur les traitements et les méthodes à employer pour le traiter.
La discussion entre nous est loin d’être close.
A fortiori, pourquoi accepterions nous de dire ce que nous souhaiterions exactement qui soit fait, à des gens qui refusent d’admettre qu’il y a besoin de faire quelque chose.
Nous passons notre temps à affirmer que la transformation ethnique de nos sociétés est un problème majeur.
Que nos opposants admettent d’abord qu’il y a un gros problème ( OU qu’ils nous prouvent qu’il n’y en a pas), puis, au cas ou nous serions enfin d’accord nous pourrons ensuite discuter des mesures qui pourraient éventuellement être prises, mais ensuite seulement.

En acceptant leur petit jeu des questions, nous nous mettons  dans la situation d’un médecin qui proposerait une chimiothérapie à quelqu’un qui ne croit pas être malade !
Pour le bien portant imaginaire, seul un être cruel peut envisager de le faire vomir et perdre ses cheveux, et il s’il insiste tant sur les effets secondaires, c’est pour mieux nier qu’il est malade.
Les questions de Bourdin, comme celles auxquelles souvent on nous soumet, ne sont que des pièges pour nous contraindre à parler des effets désagréables qu’auraient toute tentative de desislamiser la France.
Il est certain que si c’est encore possible, cela ne se fera pas à coup de tisanes, mais pour ma part je refuse de discuter des différentes choix thérapeutiques, avec des gens qui refusent le diagnostic, et pour qui donc le seul traitement convenable consiste à ne pas se traiter du tout.
Osons les obliger à sérier les questions.

 


Marre des touristes.

Tribunal de Montpellier : un bien beau bâtiment.

Hier soir j’ai regardé Zone interdite.
J’ai hésité à le faire, parce que l’émission était consacrée au manque de moyens dont dispose la justice en France, et le propos devait être  illustré par un reportage sur le tribunal de Montpellier.
C’est ce qui m’a fait hésiter.
J’avais peur de voir trop de musulmans, dans le rôle des prévenus,  ayant  lu dans « Le Monde », que d’après  certains représentants de ce « culte » eux-mêmes, la religion coranophile est la première religion des prisons.

J’avais peur de voir encore et encore des Africomaghrébins, parce que j’en ai marre de les voir.
J’en ai vu tellement en faisant les courses.
C’étaient sans doute des touristes : ils parlaient en langue étrangère.
On va dire que j’en ai marre des touristes.
J’en ai vu aussi beaucoup en catalogne samedi soir.
Là  aussi ils parlaient en langue étrangère et ce n’était ni en  espagnol, ni en catalan.

J’en ai marre de les voir et même si je  SAIS que c’est « mal » d’en avoir marre et que la seule chose qui serait « bien » serait que je m’en réjouisse, je n’y arrive pas.

Tout cela pour vous dire que j’ai hésité à regarder Zone interdite.

Mais finalement il y avait beaucoup d’accusés blancs, avec des mères blondes.
Alors ça allait.

Il y avait un accusé blanc que l’on soupçonnait de tentative de meurtre.
Il semble qu’il avait arrêté le traitement prescrit lors d’un séjour… à l’hôpital psychiatrique, là où il avait rencontré sa présumée victime.

Il y avait un jeune de 17 ans, blanc multirécidiviste qui cumulait une cinquantaine de  motifs d’arrestations….des vols, des tags, aucun acte de violence, cela était bien précisé.
Les parents reconnaissaient leur défaillance devant une juge pour enfant découragée.
Aux journalistes l’interrogeant alors qu’on l’installait dans le fourgon qui l’amènerait à la maison d’arrêt, le jeune leur dit  » c’est comme ça, les casseurs sont les payeurs« .

Il y avait un blanc, fils de flic, drogué, qui, pour payer un dealer avait dérobé le contenu de la caisse d’une petite superette en menaçant la caissière avec un couteau de cuisine.
Il avait avoué.
Les parents effondrés s’accusaient eux même de négligence et d’aveuglement.

Ces reportages étaient bien instructifs.
Ils permettaient de  constater,  ce dont je n’ai jamais douté, que  oui, nous indigènes, avons NOS délinquants.

Mais, comme , nous avons, aussi,  NOS « autres » délinquants, presque  identiques aux autres, mais un peu plus bronzés et avec des prénoms à consonance un peu plus arabe, alors, on nous en a montré deux.

Il y avait un  « Appelons-le-Rachid » : délinquant, juste comme les autres.
Lui, avait mortellement enfoncé 17 centimètres de lame de couteau dans le thorax d’un jeune blanc, d’un  » enfant du pays » (comme disaient les journalistes voulant sans doute dire là que c’était un enfant du village, j’imagine).
C’était à la sortie d’un petite fête.
Le conflit aurait démarré pour un  refus de cigarette.
On nous montra le juge essayant d’aboutir à la reconstitution des événements.
Rachid mima alors un geste d’autodéfense, bougeant un couteau factice en tous sens.
Le légiste expliqua que le coup porté ne pouvait pas correspondre : que c’était un coup d’estoc.
Rachid continua à nier.

On nous en montra un autre, un  « Appelons-le-Samir » , qui, lui, avait défoncé le visage d’un jeune blanc qui s’était, parait-il, montré trop entreprenant auprès de sa copine.
Il ne regrettait rien parce qu’on ne doit pas embêter les filles.
La fille en question, une blanche, expliquait tranquillement au juge qu’elle était montée dans la voiture de la victime, accompagnée de deux amis à elle, et qu’ils avaient été en quelque sorte contraints de tabasser le blanc pour lui éviter un viol.
Le juge paraissait atterré de voir que la jeune fille persistait à s’en tenir à une version aussi invraisemblable des faits et la façon dont elle lui tenait tête.
On voyait la rangée des amis de la fille assis sur un des bancs du tribunal. Malgré le floutage on devinait que c’étaient tous des français d’origine étrangère.
Mais ils n’avaient rien fait de mal.
Ils étaient juste là pour soutenir leurs amis : la fille et Samir, le cogneur.
Alors il n’y a aucune explication logique au fait que ça m’ait démoralisée de les voir tous alignés.
Je n’aurais pas du, surtout après qu’on m’ait montré tous ces délinquants blancs.

A la toute fin, et là, c’était très bizarre, le procureur a fait la liste des frais de fonctionnement auxquels la justice ne sait plus comment faire face : les frais d’expertise médicale, les frais d’enquête, de surveillance téléphonique, d’analyse génétique….etc
Les frais liés à la présence de traducteurs interprètes arrivent…. en troisième position.
En troisième position ?
Ça alors ?  aurait-on  un problème aussi avec les touristes ?
Rien dans le reportage ne semblant y faire allusion, il est probable que  M6 se réserve pour  un  numéro spécial sur ce sujet là.

En attendant je vais continuer à entretenir ma touristophobie.


Violences scolaires : la solution inchalla

Difficile rentrée pour les enseignants que cette cuvée 2012, semble t-il.
Les coups pleuvent et pas une semaine ne se passe sans qu’un professeur ne soit giflé ou molesté par un élève ou ses parents.
Ceux qui pensent qu’un contact aussi  direct entre ces corps de gauchistes  et la botte souveraine de la réalité pourrait infléchir leur pensée hyper-humaniste-hyper-sympa et leur mettre un peu de plomb dans la cervelle (en attendant qu’il se mette à pleuvoir carrément des balles dans les établissements scolaires) en sont pour leur frais.

C’est que le gauchiste craint bien davantage la souffrance morale qu’il subirait à changer d’avis, c’est à dire à admettre qu’il aurait pu se tromper, que la souffrance physique induite par quelques coups, dont on se remet finalement assez vite.

Notre enseignant gauchiste, bien malin, réussit à maintenir après les baffes, l’intégralité du discours qu’il tenait avant de les recevoir, grâce à une petite manœuvre de son invention, que l’on repère d’ailleurs un peu partout et mise à toutes les sauces :
C’est ainsi que tout tremblant encore des coups qu’il vient de recevoir, il se détourne aussitôt de son agresseur, se campe bien droit sur ses jambes et, les mains sur les hanches, du ton autoritaire qu’il ne se sent plus autorisé à utiliser en classe, il apostrophe bruyamment « LASOCIETE », qui est pour lui comme une sorte de dieu-tout-puissant, mais que l’on pourrait engueuler pendant la prière.

« Non mais dites donc !!!! Hein!!! Qu’est ce que c’est que ça !!!! Mais enfin !!!!! vous avez vu dans quel état VOUS les avez mis !!!!
Hein ! mais comment voulez vous qu’on fasse notre boulot si VOUS nous METTEZ les élèves dans des états pareils ?!!!!! »

Et le gauchiste d’augmenter encore sa gauchisterie.

Il faut reconnaître à leur raisonnement qu’il a le mérite de la logique ( logique purement interne à leur système de pensée mais logique tout de même) : si l’on considère que le mal ne peut jamais provenir que du malheur*,alors les élèves violents n’expriment qu’une souffrance, et, lorsqu’ils reçoivent un coup, les enseignants ne doivent pas tendre la joue gauche, ce serait inutile, mais essayer de cogner à leur tour sur tout ce qui a pu contrarier les élèves.

Un des plus beaux échantillons de ces professeurs subtils, que l’on a pu voir ces dernières semaines, est cet enseignant Bordelais frappé par un élève d’origine marocaine pendant une discussion de cours portant sur le Maroc.
Décidé à « briser l’omerta » (sic) l’enseignant décida de contacter  le ministre de l’éducation nationale afin de lui exposer son analyse des causes profondes du malaise de l’école.
Relayés par le nouvel-observateur, ses propos sont édifiants.
Ce «libre penseur» estime que la paix scolaire serait améliorée en augmentant la  connaissance de l’islam lors de  la formation des maîtres, et surtout en effaçant les signes de  ce qu’il appelle  la « catholaïcité » (calendrier scolaire calqué sur les fêtes chrétiennes, sapins de Noël à Noël…etc) dans les établissements, et qui est en effet la laïcité d’un pays dont l’histoire et les habitants sont ou ont été essentiellement catholiques.
Ce professeur sous entend donc que la persistance des manies, habitudes, façons de faire, françaises, en relation avec l’histoire de France, irrite les élèves d’origine étrangère.

Je pense qu’il  n’ a pas tort dans son analyse et c’est plutôt sur ses conclusions que  nos chemins divergent.
Car si l’école Française pose des problèmes aux nouveaux français c’est qu’elle est effectivement encore très française et constitue ainsi le seul moment de contact totalement imposé entre la France et ses nouveaux arrivants.

Seule une défrancisation de l’école peut donc permettre aux nouveaux élèves de, « s’approprier les lieux » selon la formule consacrée.
Il suffirait en effet probablement, pour avoir la paix, de transformer les écoles, y compris laïques,  qui reçoivent de nombreux élèves musulmans, en prenant pour modèle les quelques établissements confessionnels mahométans :  bien que remplis de diversités visibles ce sont des endroits dans lesquels les élèves ne frappent jamais leurs maîtres et sont en parfait accord avec ce qui est enseigné.
Je suis bien certaine que c’est vers ce genre de solution que l’on s’oriente je ne suis pas seule à y avoir pensé : ainsi dans la liste des propositions que la gentille madame Moro ( psychanalyste auto spécialisée dans ces questions de diversités visibles en milieu  hostile scolaire ) propose à un syndicat d’enseignants, on trouve ceci :
« les enseignants doivent être issus de la diversité ».
Madame Moro ajoute, que c’est afin que  » l’institution soit le reflet de la société actuelle », mais je pense qu’elle a surtout l’intuition que pour que les élèves et leurs parents s’approprient symboliquement l’école une modification  réelle et physique des représentants de la dite institution est rendue nécessaire.
Car de même que seuls des « divers » sont désormais admis dans les quartiers,  les enfants divers ont décidé de n’obéir qu’à leurs semblables.
Le vivre ensemble nécessite donc plus que jamais que l’on recule :  moralement c’est fait, physiquement c’est bien commencé.
Nous aurons donc la paix, en en payant le prix :  lorsque les diversités n’auront vraiment plus affaire qu’à elles mêmes.
Je ne sais pas pourquoi mais tout cela me fait penser aux Philippines.

 

* Si seule la misère rend méchant, alors les riches sont bons ! un seul riche méchant suffisant à remettre en question la relation de cause à effet misère-méchanceté.