Avant le 21…et après.

mayas

Bon, les amis, je vous laisse.
Quinze jours, a priori.
Bien entendu j’organiserai mon retour  en fonction des événements qui surviendront (ou pas) le 21 Décembre 2012.

Je vous le dit très tranquillement : non, qu’on ne compte pas sur moi pour aller  accueillir  les extraterrestres à Bugarach, ce lieu mythique où il est conseillé d’attendre la fin du monde prévue par des mayas.
Figurez vous que j’y suis allée, à Bugarach. C’est situé dans les Pyrénées, pas très loin de chez moi, alors j’y suis passée, histoire de voir.  Et bien  je peux vous dire que ça n’est pas sensationnel comme endroit.
Au point que j’ai dit : eh bien tant pis, s’il faut en finir finissons en, d’accord, mais ailleurs si possible.

Du coup je retourne voir mes vaches et mes cochons, bien plus au nord.

Donc voici le programme :

1)  Soit il ne se passera rien le 21 décembre et je continuerai à nauséabonder comme d’ordinaire, en envisageant éventuellement une façon plus fondamentaliste encore d’être infidèle. ( Ah ben, quand on nous embête, ah ben  nous on s’radicalise, forcément)

2) Soit la fin du monde aura effectivement lieu à la date prévue, ce qui laisse deux possibilités

A)  Soit, il n’y a aucun survivant : dans ce cas je ferme le blog

B)  Soit, il y a des survivants : dans ce cas je continue mais en changeant un peu de thème : je réoriente le blog pour en faire une sorte de troquet anti-zombie.
Et je vous proposerai de nous retrouver pour essayer de rire malgré tout de la laideur des mort-vivants-mangeurs-de-chair-humaine, pour chercher ensemble des zombies modérés que l’on ne trouvera pas (ou bien des touts ptits) et, bien entendu, pour ricaner des  gauchistes survivants qui feront, j’en suis absolument sûre, ami-ami avec les monstres , au mépris de toute logique.
On ne peut rien y faire, c’est plus fort qu’eux !

Sur ce :  je vous laisse en vous souhaitant un très heureux Noël à tous.
A bientôt
Dixie

Je laisse ouvert, si des progressistes rentrent, tant pis je passerai l’aspirateur au retour.

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Ingrédients, recettes…. niveau scolaire.

Science-poT

 

Je vais souvent sur le site Marmiton.
Les recettes sont particulièrement nombreuses et les commentaires des internautes donnant leur avis quant à leur  intérêt culinaire, et ajoutant des conseils sur le  temps de cuisson idéal ou l’avantage d’ajouter   tel aromate,  rendent ce livre de cuisine interactif particulièrement vivant.

Parfois cependant, certains lecteurs postent des commentaires hallucinants, dont on espère pour eux (sans trop y croire) qu’ils ont volontairement déliré suite à une visite du musée Dali.

– J’ai fait votre recette de tarte aux pommes… je n’avais pas de pommes j’ai mis des tranches de betteraves : c’était dégueu  je vous mets 0/5

– Je n’avais pas de fruits frais, j’ai mis des fruits congelés directement sur la pâte : c’était mou et pas terrible : recette à oublier

– Jé voulu fair le clafouti j’avé pas de lait j’ai remplacer par de la bière, cé nul comme recette

Figurez vous que lorsque je lis ça, je pense aux débats sur les rôles respectifs de l’inné et de l’acquis en matière d’intelligence.
(j’ai une obsession de la métaphore, je le sais.)

Les discussions houleuses entre les tenants de l’un ou de l’autre me font toujours rire (jaune)

Ne suffit il pas de comprendre que la réussite d’un plat dépend évidemment de la recette ET de la qualité des ingrédients , mais que si l’ on peut très facilement gâcher de bons produits par maladresse et incompétence en cuisine, on ne saurait jamais, au grand jamais, réussir quelque chose de très bon avec des ingrédients très mauvais (ou dont on ne tient pas compte de la nature, de la texture, de l’acidité….)
Penser que l’on affaire à un   potentiel qu’il est possible de   gâcher où, au mieux, de parfaitement exploiter, mais qui impose ses propres limites, indépassables : telle est à mon avis la manière la plus efficace d’aborder le problème de la tarte aux myrtilles, de l’intelligence…et  de l’école.

Ainsi, en  ce qui concerne l’éducation, j’ai conscience du rôle extrêmement important que jouent les  méthodes d’apprentissage, chose que tout un chacun reconnait, mais je trouve particulièrement regrettable que l’on néglige totalement l’autre facteur qui rentre massivement dans l’équation.
(nos sociétés sont d’ailleurs  passés d’un extrême à l’autre, tant la question du rôle de l’acquis a  été elle même souvent oubliée dans  des temps plus anciens.)

Cette façon de penser que  les élèves ont  tous un  potentiel  leur permettant de rédiger des copies correctes de niveau bac, voire de réussir une première année de fac, et que le seul problème  est donc de trouver la recette pour les mener à ce niveau, est assez récente, et d’une façon presque amusante, en tout cas assez paradoxale,  on a vu cette idée prendre de plus en plus d’ampleur au fur et à mesure que le niveau scolaire baissait.
C’est au moment où l’on en arrive à pratiquement penser  que quatre élèves sur cinq sont plus intelligents que la moyenne (miracle statistique s’il en est) que l’on constate, horrifiés, qu’au moins deux élèves sur dix ne savent pas lire après avoir passé six ans à l’école.

Il semble d’après les nouvelles récentes, que l’on soit arrivé récemment très bas  dans le classement de la réussite scolaire, vraiment très bas.
Et on ne comprend toujours pas pourquoi.
On s’interroge sur les recettes, mais quand bien même elles seraient en cause, il n’y a pas de différence considérable entre  les méthodes utilisées il y a cinq ou dix ans et celles qui ont été appliquées ces deux dernières années.
Pourtant  le résultat semble de pire en pire.

Le niveau baisse.
Et si on avait tout simplement coupé l’eau ?…
Ou si on avait changé les enfants pour des modèles moins fluides qui ralentiraient le débit ?

Sans compter que les croûtes aux morilles, avec des champignons de Paris, c’est moins fin.

C’est moche de dire ça.
Et oui !
Et ensuite on me dira que le sida est LE sujet tabou.

Je termine en citant une phrase entendue mille fois de la bouche de professeurs des écoles, humoristes involontaires que j’écoutais en ne souriant qu’intérieurement :
« Oh mais il est très intelligent. Le seul  problème c’est qu’il ne comprend pas les consignes ».

 

A voir  et à revoir : la bande annonce d’idiocracy :

 


Prix Nobel de la guerre.

Souvenir de Bruxelles? Paris? Londres? Berlin?...euh, d'EUROPE

Souvenir de Bruxelles? Paris? Londres? Berlin?…euh, d’EUROPE

L’Europe s’est vu décerner le prix Nobel de la paix.
J’en vois qui râlent.
Il n’y a pourtant aucune raison.
Ce prix est totalement mérité.

J’entendais hier des européistes expliquer de si l’Europe était imparfaite, elle avait réussit d’une manière formidable à faire oublier aux européens leurs anciennes guerres fratricides.
J’applaudis des deux mains ( d’une seule c’est moins efficace).
Tiens, si on prend le cas des Boches par exemple : on les imagine mal essayer de nous RE-piquer l’alsace lorraine. Ach nein ! za ne zerait pas korrect !
Prenez les Espingouins  : puisqu’on roule à 90 kms heure en  zone frontalière, ça m’étonnerait qu’ils s’embêtent à essayer de la replacer telle qu’elle était avant le traité  des Pyrénées, Y porque ? pourquoi sé fatiguer ?
Et les Rosbifs ? croyez vous qu’ils pourraient vouloir envahir la Dordogne ? bien heureux s’ils peuvent encore s’y payer une résidence secondaire.  It is, isn’t it, sweetheart  ?
Les Ritals ?  Je pense qu’on est tous d’accord pour leur laisser Naples . Andate in pace, les gars, tranquille…
Les Pollacks ?  ceux que je connais sont de bons potes. Witam Ciebie w porządku ?
etc etc…

Il faut bien reconnaitre  que cette Europe a du bon en elle.
Les ANCIENNES guerres sont terminées.
fini, kaput, the end, fine…. nous sommes tous copains comme cochons !

Merci qui ?  Merci l’Europe !

Ils ont dissous les identités nationales : il n’y a plus de combattants : vive la paix !

Ceci dit quelqu’un qui aurait mauvais esprit, comme moi par exemple,  pourrait se dire que  si  dissoudre des combattants potentiels a effectivement comme conséquence de les rendre moins combatifs, l’effet secondaire de la dissolution en question n’a pas que des avantages. Oh que non.

Surtout si l’on pense que la dissolution a été effectuée tout en déversant sur  l’Europe un produit particulièrement corrosif, et qui coagule en masse qui plus est.

Le même dissolvant : l’immense tribu  africomaghrébine musulmanesque, répandue un peu partout, dans tous les pays européens -pas faire de jaloux- permet qu’un européen de souche qui se promène à Londres à Paris ou à Bruxelles se sent toujours dépaysé certes, mais dorénavant,  entre les mac do, les noirs, les voilées, les barbus, où que ce soit,  ni plus ni moins que lorsqu’il est chez lui.

Les fabricants de l’ Europe ont permis  que l’indigène européen se  sente étranger partout  comme chez soi : ils auraient mérité, en plus, à mon avis, le prix Nobel de la déconstruction.

Et puis n’oublions pas que les nouveaux citoyens européens, si peu nationalistes pour ce qui concerne  leurs nouveaux pays choisis  quasiment au hasard, et donc étiquetés  tout aussi bien nouveaux  français, allemands, britanniques qu’espagnols… ont eux, une identité, un lien supranational dont je suis bien certaine que nous aurons bientôt la manifestation éclatante.

Tels des chercheurs qui auraient réussi à guérir miraculeusement les leucémiques potentiels en greffant à tous les bien portants des cellules cancéreuses dans le cerveau,  ces  messieurs dames, avec leur construction européenne, ont rendu impossibles les conflits d’autrefois (qui  n’auraient peut-être jamais repris), en permettant que la prochaine guerre  soit aussi inéluctable que généralisée MAIS prenne une forme totalement inédite et incontrôlable.

Pour avoir permis une telle première, nos eurocrates auront bien mérité leur futur prix Nobel de la guerre.

Alors, heureux ?


Nivellement

incontinence

Un certain pourcentage de la population a bien du mal à contrôler ses sphincters.
Je veux bien entendu parler principalement des jeunes enfants et des personnes âgées qui perdent parfois leurs capacités mentales  ou physiques leur permettant d’être totalement continents.
Pour le dire de façon tout à fait claire et précise : ils se pissent dessus.

C’est un phénomène dont  tout le monde s’accorde à penser qu’on doit le limiter autant que possible.
Aussi les enfants sont-ils éduqués au pot, pendant que l’on propose aux  vieillards un traitement médicamenteux ou chirurgical si possible, ou  à défaut des protections ouatées.

(où veux-je en venir ? cela vous intrigue )

Imaginons un instant que ce comportement de non continence, cette façon de faire pipi dans la culotte, se mette à concerner une grande partie de nos concitoyens….
Des concitoyens disons un peu susceptibles et rétifs.

Vous pensez certainement que serait immédiatement déclarée la guerre au manque d’hygiène, que l’on produirait des couches en quantité considérable tout en étudiant de près le phénomène, pour en trouver les causes et  y remédier.

Et bien je mettrais pour ma part un rein à couper qu’un certain nombre de spécialistes ( des pissologues, bien entendu)  vous expliqueraient qu’il est surtout très ennuyeux qu’à l’approche  de ces pisseurs, que l’on verrait arriver humides et puants, nous ayons un mouvement de recul.
Les rendre continents  serait sans doute l’idéal, quoique, nous dirait-on, mais enfin la tâche étant rude, ne serait-il pas plutôt  opportun d’y voir l’occasion de s’interroger sur la norme ?

En effet, lorsqu’on y réfléchit, on se doit d’admettre que  cette façon que nous avons d’êtres propres n’a rien de naturel, ni surtout d’absolument indispensable.
D’où nous vient cette manie quasi obsessionnelle de l’hygiène après tout ?
Et si le comportement des « je-pisse-là-où-je-suis » valait celui de ceux qui se rendent aux toilettes ?
Qui sommes nous pour avoir décidé que le slip sec était l’avenir de l’humanité ?

Tant de questions que l’on peut légitimement se poser.

Bon, mais je m’égare, pour le moment le problème d’incontinence généralisée ne se pose pas.

Nous n’avons à faire qu’à des problèmes mineurs, comme celui de la langue française qui commence à faire super chier dans la téci.
Après y font qu’à stigmatiser l’accent banlieue et à se plaindre qu’y savent pas qu’est ce que les mots qu’on leur parle veut dire.
Alors, comme le dit l’humoriste involontaire et pince sans rire Thierry Bulot Spécialiste en sociolinguistique urbaine  «  Il faut en finir avec cette idéologie que le seul français qui vaille est le français standard, dénué d’accent  »
il est temps de  « défoncer le château fort du monolinguisme »

késki dit ? y s’fou d’ma gueule j’comprend rien à qu’est ce qui dit l’bouffon.


Souchithon

endangered species

Mais enfin madame ne faites pas comme si tout était de la faute des immigrés ! .

C’est, en résumé, la réponse qui a été faite, et refaite, par Manuel Valls  à madame Lepen qui se permettait hier soir dans une émission télévisée de lui demander  pourquoi il ne mettait pas de frein à la politique d’immigration amorcée par ses prédécesseurs.

Où sont les emplois qu’on pourra leur donner, où sont les logements qu’on pourra leur fournir, et avec quel argent pourrons nous les soigner et éduquer leurs enfants, alors que la France n’arrive déjà pas à donner du travail à tous ses ressortissants ni à  loger correctement tout le monde ?

Telle était à peu près la problématique que posait Marine Lepen, pendant que monsieur Valls, incapable visiblement d’apporter une réponse précise à une question qui l’était, tentait de repousser les questions en attaquant de biais.

Ce ne sont pas les immigrés qui sont responsables de la crise.
Vous ne pensez qu’à ça, il y a bien d’autres sujets.
Tels étaient les pseudo arguments utilisés par le ministre.
(Le jour où les sportifs utiliseront ces « règles » du débat, on verra des tennismen sortir une balle de leur poche pour la lancer à leur adversaire tout en faisant mine d’ignorer celle qui vient d’arriver de leur coté du filet.)

Cette attitude qui consiste à toujours nous dire qu’avec nos histoires d’immigration (et d’islam) nous utilisons un bouc émissaire, qu’il y a bien d’autres sujets d’inquiétude à avoir, que nous sommes un peu  « dérangés » de nous consacrer autant à cette problématique m’agace au plus au point ( on s’en doutait).
Mais, bon sang, qui aurait l’idée de s’adresser à une association de lutte contre les myopathies pour les accuser de ne pas parler assez du diabète ?
Imaginerait-on qu’on leur réponde que ce ne sont pas les maladies neuro-musculaires qui sont responsables de tous les décès et de tous les handicaps, et qu’ils n’ont DONC pas à embêter tout le monde avec leurs petites obsessions.

Les immigrés ne sont pas responsables de tous les problèmes ? Mais bien entendu ! Quand avons nous prétendu le contraire ?
D’autres sujets sont importants ? ! Et quand bien même ? N’avons nous pas le droit d’estimer qu’ en ce qui nous concerne, c’est LE sujet principal ?

N’avons nous pas le droit de penser, en tant qu’indigènes,  que le sujet le plus préoccupant pour la France est qu’on en remplace les habitants, que c’est le changement le plus inquiétant, pour nous, car plus définitif que tout autre changement ?

Nous, souchiens de souche et souchiens d’adoption (étrangers francisés qui font partie de la famille parce qu’eux et nous l’avons voulu) : en quoi notre SOUCHITHON est-il illégitime ?
Nous nous préoccupons de nous mêmes : et bien quoi ?

Les militants gays et lesbiennes ne se préoccupent-ils pas de l’avenir des  gays et lesbiennes ( et semblent souvent moins  intéressés par le  devenir des ours polaires ).
Les associations noires ne sont-elles pas obsédées par le bien être  des noirs  ( et pas plus intéressées que cela dans la défense de l’identité des Inuits)

Comment ose t-on nous reprocher de défendre notre « bout de gras »?

D’autant que nous ne demandons qu’à être autorisés à le faire et, contrairement aux autres nous n’exigeons pas que notre souchithon nous vaille un prix Nobel de camaraderie pour avoir défendu nos propres intérêts.

Car le fait est que tout ceux qui se défendent eux mêmes, et dont on pourrait dire qu’ils sont « batailleurs », « dynamiques », voire « courageux » semblent toujours considérés comme admirables également du point de vue moral, par je ne sais quel retournement du sens commun.

Ils défendent leurs  intérêts : c’est bien légitime, mais en quoi est ce que cela prouve  qu’ils sont profondément bons ?
Qui dit que tel noir qui défend les noirs ne serait pas un « gros beauf raciste » s’il n’était pas noir ?
Qui dit que tel gayprideur qui défend les droits des homosexuels ne serait pas homophobe s’il était attiré par les femmes ?
Qui dit que tel juif si actif dans la lutte contre l’antisémitisme n’aurait pas un autre point de vue s’il était goy ?
Qui dit que tel franco-maghrébin s’intéresserait tant aux banlieues si ses « frères » en oumma habitaient tous en centre ville ?
Tous ces gens seraient soi disant « moralement supérieurs »…. par l’ardeur de leur combat à défendre leur propre cause !
On les félicite d’être si autocentrés, c’est tout de même un comble.

On les montre en exemple alors qu’ils agissent  en lobbys  et nous ne serions  mêmes pas autorisés à parler de notre survie et de celle de nos enfants !

Et bien, nous le faisons quand même, et ne sommes pas prêts d’arrêter.

Notre  souchithon défend le droit du souchien à continuer d’exister et à maintenir son milieu dans l’état qu’il souhaite pour lui même .


On ne se méfie jamais assez des boches et des hongrois.

"foullez vous fous metizer avec nous Mesdemoizelles  ?"

« foullez vous fous metizer avec nous Mesdemoizelles ? »

Hier, j’ai écouté la télévision ( oui, seulement écouté parce que je fais des sudokus en même temps) : on y parlait de l’occupation  allemande pendant la deuxième guerre mondiale.

L’Occupation, la vraie, la seule, lors de laquelle, suite à la défaite militaire de 1940, nous avons été envahis par quelques centaines de milliers (non non pas des millions) de soldats allemands bien habillés, rasés de près et propres sur eux qui se sont installés dans nos villes et jusque dans nos campagnes.

Il apparaissait, si on en croyait le documentaire, qu’ils avaient généralement une façon de ne pas mugir comme de féroces soldats ni d’égorger nos fils et nos compagnes….bref, qu’ils se comportaient de façon plutôt aimable.
Les uns, nous disait-on, se promenaient dans Paris en en admirant l’architecture, décontractés entre deux défilés militaires parfaitement chorégraphiés, d’autres peignaient des paysages de bord de rivière  pendant que d’autres encore jouaient de l’accordéon chez des agriculteurs normands, ou plaisantaient  avec les indigènes tout en réparant des tracteurs, tous heureux d’avoir survécu aux combats et montrant fièrement les photos de leurs femmes et de leurs enfants à leurs nouveaux copains français.

Et figurez vous, cela semble incroyable,  que  ces cons de français (faut-y êt’ con !) admettant qu’ils avaient militairement perdu, et constatant que l’occupant se tenait de façon correcte, acceptaient tout cela  presque sans broncher. (sans broncher ! faut-y êt con !)
Ils ignoraient, ces « imbéciles » que derrière le visage souriant des soldats de la Wehrmacht, se cachait le régime de terreur des nazis.

Je me suis demandée en entendant cela comment les français auraient pu maitriser le sujet dés 1940… mais ils auraient probablement dû le faire car il  était certain à entendre celui qui parlait dans le documentaire , qu’en ce qui le concernait, lui ne se serait pas fait manipuler avec autant d’aisance.

Rendez vous compte que non seulement ces salauds de soldats allemands « bien élevés » étaient la partie émergée de l’iceberg du national socialisme, mais que, dés le début ils coutaient de l’argent aux français en vivant sur le dos de la bête ! La France était pillée !
L’ odieux gouvernement de Vichy donnait même directement de l’argent à l’Allemagne !

Bref, j’ai bien écouté.
Et j’ai bien compris :

Lorsque nous sommes envahis après une énorme branlée militaire il faut se révolter… mais lorsque nous sommes envahis sans avoir perdu aucune guerre, il faut  s’en réjouir.
Lorsque nous sommes envahis par des européens qui se tiennent correctement nous devons savoir que ce sont des ennemis héréditaires…mais lorsque nous sommes envahis par des africains qui se tiennent très mal, on doit en déduire que ce seront de bons copains, que c’est juste une question de temps.
Lorsque nous payons un tribut à l’Allemagne, le gouvernement est un infâme collaborateur…mais  lorsque nous payons des tributs à tant d’autres pays plus éloignés de nous que   l’Allemagne, le gouvernement fait son devoir républicain.
Lorsque nous sommes envahis par les allemands, nous devons savoir qu’ils représentent en fait LE  national socialisme , qui n’existe qu’en un exemplaire et est odieux…mais  lorsque nous sommes envahis par les mahométans, nous devons savoir qu ‘ils représentent de nombreuses  cultures toutes si différentes et si variées qu’on ne peut avoir aucune opinion sur elles.

J’avais tellement compris que je n’ai même pas écouté la deuxième partie du documentaire, consacré cette fois à l’horreur nazie.
(J’ai assez pleuré autrefois sur toutes ces atrocités pour n’avoir plus de larmes pour le sujet et pour garder le peu qui me reste pour un usage plus personnel, plus du genre « Amour sacré de la Patrie Conduis, soutiens nos bras vengeurs Liberté, Liberté chérie Combats avec tes défenseurs » )

J’ai fait vaguement re-fonctionner mon nerf auditif en entendant que l’émission suivante était consacrée à la Hongrie qui …. »s’enfonce dans le nationalisme ».
C’était horrible à écouter : figurez vous que ces gens là vont jusqu’à utiliser les médias de leur pays pour diffuser leurs messages d’extrême droite.
C’est incroyable !
Vous vous rendez compte!
Avoir le pouvoir ET se servir de la télé et de la radio pour faire passer sa propre propagande ostraciser ceux qui ne sont pas de votre avis, les censurer ! C’est quasiment du jamais vu depuis Hitler, non ?

C’en était trop ! J’ai été bouquiner au lit.


Hibernatus et le « foot in the door ».

drive safely

 

Il semble évident que si un homme avait sombré dans le coma dans les années 80 et qu’il en sortait de nos jours, il aurait à faire face à deux choses extrêmement désagréables.
Avoir vieilli de trente ans ( chose déjà peu réjouissante même lorsque l’on a consciemment vécu ces trente années minute après minute)
Constater dans quel état est le pays.

Après avoir pleuré sur son reflet dans la glace de la première salle de bain venue, il hurlerait sans aucun doute de colère et trépignerait en insultant tout le monde :
–  Qui sont les salauds qui ont fait ça  ? (B* de M* ajouterait-il probablement)
Comment, souchiens,   bande d’imbéciles, avez vous pu laisser faire ça ?( P* de B*, ajouterait-il sans doute).

Savoir qui sont exactement les salauds responsables ne me semble pas chose si facile…j’en connais qui pensent avoir la réponse exacte mais depuis Marx et Freud je me méfie des théories complètes qui ont réponse à tout.

Par contre le fait d’essayer de comprendre  pourquoi nous avons laissé faire (et pourquoi certains continuent à vouloir « librement » consentir malgré nos piailleries) , est une activité qui me tente davantage.
C’est en comprenant mieux comment fonctionne le truc du magicien, que nous sommes, je crois, le plus à même de déjouer les tours du prestidigitateur.
Nous avons laissé faire, parce que, bien entendu, tels une grenouille bouillie, nous avons été chauffés de façon progressive ( ce qui n’a pas permis à nos reflexes de fonctionner) et d’autre part car nous avons été  soumis à un véritable lavage de cerveau idéologique.
Toutes les techniques connues de manipulation mentale sont utilisées et concernent à peu près tous les sujets puisqu’il n’est rien que l’on nous dise d’une façon « officielle » qui ne soit une ode au multiculturalisme et au métissage…en dehors bien entendu des propos qui tentent de nous crucifier pour le pêché originel de notre « souchitude ».

Je suis tombée hier sur une petite expérience de psychologie sociale qui m’a parue particulièrement intéressante car j’imagine qu’elle constitue une sorte de base pour notre réflexion.
Il a été démontré, en 1966 (oui il m’a fallu 46 ans pour en entendre parler), par un dénommé Freedman  que le fait de faire accepter une petite chose à quelqu’un multipliait grandement les chances de lui en faire accepter une plus grosse.

 
L’équipe de Freedman a ainsi proposé à 112 californiens de planter dans leur jardin une très grande pancarte sur laquelle était écrit   » roulez prudemment ».
Malgré le fait que cette pancarte enlaidissait considérablement leur maison et en bloquait plus ou moins l’entrée ( une photo présentée en « modèle  » ne laissait aucun doute la dessus) 20 % des gens acceptaient. (les gens sont gentils)
Freedman et ses associés réussirent à augmenter considérablement  ce nombre en présentant leur demande en deux temps, et prouvèrent que le fait d’accepter une tout petite pancarte  » roulez lentement » conduisait plus de la moitié des gens à accepter quelque temps plus tard  l’horrible et énorme panneau.

L’équipe de Freedman a de la même façon réussit à obtenir que plus de la moitié d’un échantillon de 156 femmes au foyer californiennes accepte le fait de  recevoir chez elles une équipe de 5 hommes pendant deux heures (avec l’entière liberté de fouiller leur domicile pour lister la totalité des marques de ce qu’il contenait !!!)…..en leur faisant auparavant accepter simplement de donner par téléphone la liste de leurs marques préférées de savon.

C’est la technique du « foot in the door« .
C’est une technique commerciale mais qui fonctionne en dehors du commerce.
On pourrait la résumer ainsi :

La plupart des gens  n’acceptent pas les choses insupportables
Les gens gentils acceptent ce qui leur parait supportable… et le fait de l’accepter les conduit à accepter ensuite des choses bien  moins acceptables.

Jusqu’à quel point ?

Freedman n’a pas poursuivi son expérience, me semble t-il, mais on peut tout de même imaginer que ses demandes en devenant de plus en plus extravagantes auraient finit par déclencher une révolte chez les sujets de son expérience….qui sait, peut-être auraient-ils fini par  frapper les membres de l’équipe.
Non ?

Et si la pancarte devient très très très grosse ?
Non ?

Et si elle se met à sonner le chant du  muezzin….HEIN ? toujours pas ?