A chacun sa macarena.

prof

Vers la fin du siècle précédent, nous découvrîmes en arrivant, un soir, l’appartement loué dans le sud de la France pour un séjour d’été.
La grande fenêtre de l’une des chambres donnait sur une placette où s’était installé, très provisoirement espérions nous, une sorte de cirque, dont nous entendions la musique et les interventions bruyantes d’un animateur.
Pendant que nous commencions à installer les affaires pour la nuit, mon enfant de quatre ans,  penché  à cette fenêtre ouverte, tachait  d’apercevoir les attractions.
L’animateur se mit brusquement à hurler dans son micro :
« Alors !  les petits enfannnnnts, alors !  vous savez la danser, LA MACARENAAAAA ? »
Mon fils, répondant à celui qui ne s’adressait pas à lui, fou de joie,  se mit à s’agiter, les yeux brillants de plaisir : « oh oui oh oui oh oui oh oui oh oui oh oui oh oui  » répétait-il, en secouant tant la tête d’avant en arrière pour appuyer cette acquiescement que  son petit corps tout entrainé par son enthousiasme se balançait dans un mouvement quasiment frénétique.
oh oui oh oui oh oui, il savait la danser, la macarena !!!! ( croyait-il ).
Nous avons ri à en pleurer à la vue de notre adorable culbuto.

Ces jours ci, je participais à un petit groupe qui se réunit une fois par semaine pour discuter de tout, de rien ou d’actualité, dans le courageux but d’améliorer une maitrise approximative du maniement oral de la langue de Shakespeare.
J’eu bien du mal à contenir un fou  rire en revoyant une scénette équivalente à celle que je viens d’évoquer : alors que quelqu’un interrogeait l’un des habitués censé bien connaître les USA et lui demandait  (en anglais, c’était le but) s’il estimait qu’il restait encore du racisme à y combattre, en bout de table, un homme, portant le genre de coiffure et de barbe  qu’il suffit d’apercevoir à quelques mètres pour identifier un socialiste, et qui l’est, se mit à s’agiter :
« oh oui oh oui oh oui oh oui oh oui » psalmodia-il, les yeux brillants d’excitation, la tête agitée répétitivement d’avant en arrière pour appuyer ses propos.
Toute la partie haute de son corps participait au mouvement : oh oui oh oui oh oui, se réjouissait-il ! : il rayonnait, il s’agitait, il était « emballé » !

C’est ainsi qu’il m’est apparu que pour l’homme de gauche, le combat contre le racisme n’est pas un devoir mais un des plaisirs de la vie.
C’est certainement pour cette raison qu’ils sont si malheureux lorsque l’on tente, en vain, de leur montrer preuves à l’appui, chiffres en main,  que les actes racistes sont quasiment inexistants dans nos pays ou  que la discrimination raciale à l’embauche est un mythe.
Ils n’ont pas envie que ce soit vrai.
Ils veulent continuer à danser la chorégraphie à la mode.

ps pour ceux qui ne connaitraient pas cette Macarena, épouvantable tub de l’été dont il est question ici :
ENJOY : http://www.dailymotion.com/video/x274h_los-del-rio-macarena_music#.URTGIGf4KSo

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Chahada chahadi, deux versions de versets.

convertible

Tel les canapés du même type, un certain nombre de gens appartiennent à la catégorie des convertibles.

 

Les uns, sont très gentils : ce sont les convertis chahada et Le Monde nous les présente très gentiment dans un article sympa.

Ayant prononcé  quelques mots brefs (le chahada) pour témoigner qu’il n’y a qu’un dieukala et que momo est à la fête (enfin quelque chose d’approchant que je me garderai bien de prononcer et même d’écrire de crainte que la magie-noire ne fasse son effet), le français ex-athée ex-catho ex-juif devient musulman converti. Et pis c’est tout.

« Une religion où il est facile d’entrer », nous dit-on, sans rien préciser sur la façon dont éventuellement l’on en sort, et qui fera, sans doute, l’objet d’un autre article du Monde. (moi, j’attends en tout cas)

La conversion est donc aisée, mais reste ensuite au converti la difficile épreuve d’avoir à faire face aux clichés.

Et ces clichés qui ont la vie  dure, rendent bien dure la vie du converti, si l’on en croit les quelques exemples éprouvants donnés par Le Monde.

C’est ainsi que la  mère catholique d’Abdel n’a tout simplement rien dit en apprenant sa conversion !

De cette absence de joie apparente et de ce silence on déduira facilement qu’elle amalgamait terrorisme et islam ! Les idées invraisemblables qui peuvent passer  dans la tête des mères silencieuses sont effrayantes.

C’est ainsi que le père de Baptiste a cru qu’il ne mangerait plus de porc !

Il croyait sans doute que lorsque l’on se convertit à une religion qui interdit d’en manger, on n’en mange plus ! Les simplifications dont peuvent faire preuve les pères un peu naïfs sont étonnantes.

C’est ainsi que la mère de Bilal a eu les larmes aux yeux !

Elle croyait sans doute désolant que son fils ait attrapé la musulmanose alors qu’elle aurait pu (dû ?) s’en réjouir.

Les idées que les gens peuvent se faire sur les maladies mentales sont écœurantes…

 

 

Mais laissons là ces charmants convertis chahada pour nous intéresser à un tout autre genre de convertis : Des pas gentils, et qui, eux, inquiètent un tout petit peu Le Monde qui nous les présente dans un article sympa, mais inquiet, mais sympa, mais inquiet.

S’agissant de gens convertibles qui ont choisi l’option   « se convertir à l’islam radical »(sic)  ( 3° religion de France ?) on ne saurait imaginer qu’ils se soient contentés de répéter les paroles du chahada, dont je répète pour ceux qui n’auraient pas suivi qu’il s’agit d’une conversion aimable à une religion tout à fait convenable dont les convertis ont à faire face à des clichés et des mères pleurnicheuses.

On imagine aisément qu’il faut, pour se convertir à l’islamradical prononcer une formule différente de celle par laquelle on se convertit à l’islam tout court, forcément,  et que je propose donc d’appeler chahadi.

Du  converti chahadi, on ne saura pas grand chose, en lisant Le Monde . En tout cas ni la formule de conversion si particulière, ni les redoutables difficultés à faire face à d’éventuelles mères muettes ou larmoyantes,  mais on déduira tout de même de l’article que le converti chahadi est susceptible de complicité de terrorisme, ce qui lui vaudra, éventuellement, quelques heures de garde à vue pendant lesquelles il n’est même pas certain qu’il n’ait pas à faire face à des chichés en plus d’avoir à faire face à des condés. Tout peu se voir je vous assure.

On apprendra également en lisant le Monde que le converti chahadi est susceptible de faire partie, par exemple, de la mouvance salafiste toulousaine.

Une mouvance, tiens donc ? mais de quoi donc ?

De chahadis, pardi !

Et il en faut combien, des chahadis,  pour faire une mouvance ?

 

On ne le dit pas.

Mais pensons tout de même que seul un esprit chagrin pourrait les confondre avec les  chahadas, ce dont, je suis certaine, se garderont bien les lecteurs de ce blog.

 

Finissons donc pas un moyen mnémotechnique blaguoforme permettant d’éviter à jamais les amalgames :

Quelle est la différence entre un convertible ?

Il a les deux sourates pareilles, surtout la coranique.