L’amalgame, ça s’apprend.

vision floue

Savez vous qu’une personne devenue aveugle pendant la petite enfance, et qui soudainement et tardivement se verrait dotée d’un système optique parfaitement complet et fonctionnel ne verrait presque rien ?
Quand bien même son cerveau serait capable de transformer les influx nerveux en pixels de toutes couleurs, le pauvre nonvoyant-voyant ne pourrait distinguer aucune forme identifiable au milieu d’un ensemble flou de  tâches multicolores.
C’est que pour voir il faut tout d’abord savoir quoi, avoir une idée de ce que l’on regarde, faire du tri et surtout faire des amalgames : relier des morceaux entre eux, distinguer les choses les unes des autres parmi ce que l’on perçoit. Et cet apprentissage ne se fait pas en un jour.

Un exemple bien plus courant que cette histoire de cécité nous est donné par la lecture : là où sur une page de texte, l’illettré ne voit que traces de pates de mouches, le lecteur expérimenté identifie des mots entiers d’un coup (et ne pourrait même s’empêcher de reconnaitre ceux qui  lui sont  soumis, quand bien même il ne voudrait pas les lire).

Il en est de même pour bien des contemporains qui nous entourent et qui nous désespèrent en semblant ne rien voir des menaces que nous avons identifiées : ils ne savent pas déchiffrer les images que leurs sens leur permettent pourtant de voir, ne distinguent que des traces de pinceaux sur les panneaux sur lesquels nous lisons parfaitement  « ici, grand remplacement », et semblent se concentrer sur quelques taches en bordure de leur champ visuel là où nous voyons avec netteté la tiersmondisation violente et imbécile de notre pays.

C’est que l’amalgame, ça s’apprend !
C’est le principe de base qui permet d’associer graphèmes et phonèmes  pout lire les mots écrits, ou de relier les informations diverses et variées dont les médias nous mitraillent, en grosses unités qui veulent dire quelque chose (du genre  « alerte, alerte, dose maximale tolérable bientôt dépassée »).

C’est pourquoi j’invite tous mes lecteurs à la patience et au courage de la pédagogie.

Il faut apprendre aux gens gentils ordinaires à voir ce qu’ils regardent, et cela demande en général un peu de temps.
L’apprentissage est plus ou moins rapide, et il ne faut pas oublier que nos ennemis travaillant contre nous, passent leur temps à empêcher les GGO  d’avoir une vision correcte en occultant les images, ou en les brouillant volontairement.
Plus encore, ils leur répètent en boucle, qu’il est vilain de régler son focus, de faire la mise au point, interdit plus encore d’utiliser une loupe ou des jumelles, enfin que le flou artistique est l’avenir de l’humanité voyante.

Mais, avec de la patiente et de l’obstination, vous verrez que vos GGO finiront par apprendre à distinguer quelques formes, en espérant bien entendu qu’ils aient terminé leur apprentissage avant que les formes en question ne leur explosent à la figure.

L’excellente nouvelle est que l’on ne peut pas désapprendre volontairement.
J’ai en effet constaté qu’ il m’est aussi impossible de ne pas comprendre le mot « MERDE » lorsqu’il est écrit quelque part, et ce quelle qu’en soit la police de caractère, que de ne PAS remarquer les gens déguisés en musulmans, avec ou sans barbe, lorsque je me promène où que ce soit,  ou de ne pas voir incarnées les statistiques concernant la drépanocytose à chacun de mes séjours à Paris.

La route est à sens unique mes amis : nos troupes ne peuvent rétrécir…

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