Où je fais (encore) ma mali-ne.

voyance

 

Aujourd’hui ce sera spécial Mali.

Je n’y connais rien ? Et alors !

Je n’y ai jamais mis les pieds ( et ai bien l’intention de ne jamais le faire ) ? Qu’importe !

Pourquoi cela m’empêcherait-il d’en parler alors que l’on demande l’avis de n’importe qui sur n’importe quel sujet dans la plupart des émissions télévisées, que des sportifs de haut niveau (ou des humoristes) semi-neuneus sont interrogés sur les questions les plus graves, ou que, pire encore, on promeut dans les médias, et  sur des sujets importants, l’opinion  d’un tas de gens qui ont un intérêt particulier à ce qu’une option soit prise plutôt qu’une autre, en les parant du titre d’expert ou de spécialiste alors même que leur spécialité consiste justement à avoir cet intérêt particulier à ce que l’opinion publique aille dans un sens plutôt que dans l’autre.

Je ne connais donc rien au sujet, je l’avoue, mais je compte bien dans cette affaire utiliser mon absence de toute connaissance précise pour éviter d’être noyée dans les détails et pour, étant condamnée à n’en comprendre, au mieux,  que les lignes les plus simplistes et les plus évidentes, avoir comme l’on dit, une vision « très générale » de la chose.

Donc, cette affaire du Mali, disais-je, me semble bien répondre à la définition que je me faisais récemment des fameux  » événements intercurrents », attendus, et bien que  les conséquences en soient difficilement prévisibles, je ne vois pas au nom de quoi je devrais me priver de jouer les « madame Irma » , façon mon couillon, bien entendu.

(Je pourrai de plus, telle une gauchiste, faire disparaitre ce billet, dans le cas, improbable, où je me serai fourrée le doigt dans l’œil jusqu’au coude 😉 )

Donc :

Il me semble bien que l’on tient là, un de ces malheurs que j’appelais à regret de mes vœux, seul à même de nous aider à sortir de la pourriture lente qui serait notre façon la plus incurable de souffrir.

Nous voici entrés en guerre, déclarée et officielle, contre une partie de l’islam, loin, là bas, chez les africains, et pour une fois que l’ennemi est nommé, quand bien même on tente visiblement de le nommer le moins possible, je ne voudrais pas bouder mon plaisir à la vue de cette irruption d’un peu de réel dans nos journaux télévisés.

Déjà, alors que pendant les quelques premières heures on a bien vu  qu’une consigne avait été donnée aux politiques de ne parler que de terroristes ou de « criminels terroristes » et d’éviter toute référence à l’islam, on constatait dès aujourd’hui que le mot islamiste commençait néanmoins à être utilisé, y compris sur France culture, pour parler des gens que nos militaires combattent.

Je parie donc que ce sujet guerrier, inévitable dorénavant à chaque moment d’information, mettant sur le tapis les formes les plus remarquables de la musulmanose, entrainera que nos élites le veuillent ou non, des dérapages, des vexations musulmaniques, des crises aigües d’amalgamite, des discussions, des mises au point, débouchant sur l’importation ici du conflit de la bas.

Cette façon dont les musulmans modérés dénoncent toujours le doigt qui dénonce les non modérés, évidente à petite échelle, ne peut à mon avis que se décliner prochainement d’une manière bien plus générale, et si quelqu’un comme Copé peut s’excuser pour un petit pain au chocolat, on voit mal comment un pays entier irait s’excuser de dénoncer les exactions des fondamentalistes qui doivent, j’imagine, arracher aussi des pains au chocolat au Mali, au nom du texte qui sert de référence à « nos » musulmans gentils du CFCM et autre UOIF.

La menace terroriste sur l’hexagone est déjà officielle et on peut souhaiter bon courage à la DCRI car, si pour le moment la plupart des français imaginent que seuls de rares Maliens peuvent nous nuire, il suffit de fouiller un peu quelques forums musulmans pour constater que l’ennemi est français comme vous et moi mais  juste un peu moins, et qu’il peut bien avoir n’importe quelle origine, que seule l’intensité de sa musulmanose a la moindre importance.

Dès les premières heures de l’intervention militaire française, alors que le consensus semblait être en sa faveur, j’ai trouvé sur le net, quelque jolis échantillons de « français » qui commençaient déjà à se plaindre que le gouvernement allait utiliser leurs impôts pour tuer des frères et qu’il était scandaleux que l’occident soutienne de mauvais musulmans (lents et patients) contre les bons, les vrais, les sérieux, ceux qui suivent au plus près le Coran ( les plus pressés, donc).

Les plus jolis morceaux ont disparu, probablement censurés après qu’ils aient été découverts par Riposte Laïque mais ils réapparaîtront, je le prédis.

J’attends ainsi avec impatience la première manifestation bruyante qui rendra ces propos inquiétants bien plus publics et rendra inévitable la révélation à presque tous que l’ennemi est bien à l’intérieur, et qu’on l’y a fait entrer.

Il ne me semble pas exclu d’ailleurs que parmi nos troupes envoyées au Mali, un soldat français musulman, s’apercevant qu’il tire du « mauvais coté », nous réserve un de ces actes de traitrise dont l’islam s’est fait une sorte de spécialité.

Quoi qu’il en soit, partant du principe que tout conflit officiel avec l’islam « fondamentaliste » ne peut que nuire au principe de dissimulation qui est notre principal ennemi médiatique, je me réjouis (avec horreur) que l’on soit passé au stade supérieur de la maladie, celui où la fièvre est telle que l’on ne peut tout simplement plus dire que le malade est encore assez bien portant.

Je ne prévois donc pas que l’on soit sauvés, loin de là, mais que l’on soit bien forcés d’examiner un peu plus le patient me semble inévitable, et cela est déjà quelque chose.

 

 

ps: amusant ce matin sur FC, un spécialiste expliquait qu’une des faiblesses du Mali était qu’il était constitué d’ethnies artificiellement réunies dans une pseudo nation, et donc structurellement incapables de réellement s’entendre autour d’un projet commun.

Personne ne lui a demandé pourquoi une telle nation multiculturelle (bien, ça ) incapable de former tout projet nationaliste (très bien, ça ) n’était pas au contraire enrichie par sa diversité. (hein, pourquoi ?)

 

http://ripostelaique.com/des-musulmans-francais-opposes-aux-armees-de-la-france-au-mali.html

 

http://www.islametinfo.fr/2013/01/11/mali-ingerence-occidentale-et-premieres-attaques-contre-les-combattants-touaregs/

 

http://www.facebook.com/ContreUneInterventionOccidentaleAuNordMali

 

http://www.mejliss.com/2013/01/11/lop-ration-militaire-fran-aise-au-mali ( CENSURE)

 

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