Les billets non écrits de la semaine.

 

tire bouchon cochon

Je commence l’année en retard. Désolée.

Oui, nous sommes déjà le 6 janvier et ce blog est resté bloqué à la date du 15 décembre.

J’ai eu l’excuse d’être  sans internet et qu’ensuite la connexion soit  en panne, mais depuis quelques jours c’est en fait moi même qui étais en panne de blog.

Je ne saurai expliquer pourquoi si ce n’est qu’il ne s’agissait ni de désintérêt ni de découragement, mais d’une sorte de flemme, de procrastination, d’un état éveillé mais semi passif qui m’a permis de lire les blogs des autres, ces derniers jours, mais qui ne me permettait ni de commenter, ni encore moins de nourrir mon  » chez dixie », petit troquet que je chéris pourtant en raison de sa fréquentation par  mes meilleurs amis du monde dématérialisé.

 

Voici donc le condensé des billets auxquels vous avez échappé cette semaine car ils n’ont pas été écrits.

 

1) Un billet sur les « gens gentils ordinaires » dans lequel je vous aurai prouvé (mais si !) que nous devons, un peu à la façon de  Jésus et en l’honneur de son anniversaire , leur  » pardonner car ils ne savent pas ce qui se passe« . Cet accès de gentillesse aurait été suivi bien entendu d’une crise de grande méchanceté dirigée contre les gauchistes qui NOUS fréquentent, en particulier sur les blogs, et qui n’ont, eux, contrairement aux GGO ( gens gentils ordinaires ) , aucune excuse pour refuser de voir le mur vers lequel nous sommes dirigés tête la première, et qui ne persistent donc dans leurs erreurs que pour se vautrer vaniteusement dans le confort artificiel de leur bien pensance dont la « bonne » odeur écœurante m’évoque de plus en plus celle d’un déodorisant pour toilettes renversé au sol.

 

2) Un  billet sur « le principe d’imprécaution » qui semble être la règle absolue qu’on se doit de suivre pour tout ce qui concerne  les changements fondamentaux des sociétés traditionnelles occidentales, et qui contraste d’une façon ahurissante avec la quasi panique autorisée ( et probablement légitime) manifestée dans les médias dés qu’un produit ou aliment quelconque semble présenter le moindre risque ou inconvénient.

Il viendra donc un moment où le fait qu’un être humain soit intoxiqué par une moule déclenchera un débat sur l’interdiction pure et simple de tous les coquillages, pendant que la présence sur le sol national d’un seul épicier musulman pacifique semble interdire qu’on fasse le lien entre tous les couteaux plantés entre des omoplates et ceux qui se tiennent à l’autre bout du manche, ou bien que l’existence d’ enfants apparemment satisfaits  d’avoir deux papas et deux tatas semble rendre caduque toute interrogation sur l’avenir mental d’une société dé-genrée.

 

3) Un billet pour féliciter les intervenants qui, sur France Culture, ont tenu à préciser,  en le martelant, qu’avant de donner leur avis sur les pilules de troisième génération, ils tenaient absolument à affirmer qu’ils  n’étaient en aucun cas liés d’aucune façon avec l’industrie pharmaceutique et qu’en l’absence donc de tout conflit d’intérêt leur liberté de parole était absolue.

Bravo messieurs dames pour cette belle initiative qui a paru bien plaire à la journaliste qui présentait l’émission, et dont on ne peut que souhaiter qu’elle se généralise.

Nous n’avons donc plus qu’à espérer qu’avant même de nous donner leur avis sur l’Europe ou l’islamo-africanisation de  la France les invités chouchous des radios et télévisions du service public seront désormais tenus de montrer tout d’abord qu’ils n’ont aucun intérêt personnel à prôner la disparition des libertés nationales ni celle du remplacement des populations indigènes par des diversités visibles et bruyantes, qu’ils ne sont pas payés, directement ou non, par Bruxelles, qu’ils ne bénéficient d’aucun mandat électif nécessitant un caressage dans le sens du poil des minorités barbophiles, qu’ils n’ont aucun intérêt financier à ce que les familles de Maliens soient invitées à remplir des caddies en banlieue parisienne plutôt que d’élever des poulets au Mali , bref, qu’ils ne bénéficient d’aucun avantage personnel à se comporter en grandiloquents donneurs de leçons de morale.

 

4) Un billet enfin pour parler de ceux qui payaient leur impôts sans broncher et qui, brutalement, refusent de continuer à le faire (ou  qui, dans des cas comme le mien, continuent par obligation mais en ne cessant jamais un instant de le regretter).

Dans ce billet, j’aurais comparé cette attitude à celle des donateurs qui ouvraient volontiers leur porte monnaie à une association de lutte contre  le cancer et qui, apprenant que leurs dons servaient à l’usage personnel des organisateurs de la collecte sont brusquement devenus très radins. Imaginerait-on que quelqu’un le leur ait reproché, les ait traités d’égoïstes  et leur ait demandé ce que ça pouvait bien leur faire, l’usage de cet argent dont visiblement ils pouvaient se passer ? Non, n’est ce pas !

Et pourquoi donc tous ces gens qui semblent trouver bien normal que l’on refuse de donner de l’argent pour qu’un Crozemarie puisse chauffer sa piscine ne comprennent pas qu’on ne veuille absolument plus payer pour voir creuser notre propre tombe et celle de nos descendants ?

 

Voilà, chers amis tout ce que j’aurais écris si je n’avais pas eu la fainéantise de ne pas écrire.

 

En attendant de m’y remettre, je vous souhaite à tous une très belle et heureuse année 2013 : que tous vos efforts quotidiens pour que ceux qui ne voient rien se mettent à voir soient récompensés.

 

PS : Et merci aux pédiatres dont les statistiques sur la drépanocytose nous fournissent une sorte de tire bouchon que l’on ne saurait malheureusement encore qualifier de déboucheur universel mais qui reste l’un des meilleurs outils sur le marché nauséabond.

 

 

 

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