Déçus, encore et toujours.

Cachez ces définitions, que je ne saurais voir….

 

 

Les progressistes, après avoir été déçus par le peuple, au point de souhaiter en importer un nouveau ( en oubliant peut-être que l’essayer c’est l’adopter….définitivement), sont dorénavant déçus par les enfants.*
http://www.20minutes.fr/societe/1036020-dictionnaire-ecoliers-bourre-cliches-sexistes

Le site internet, ouvert par le Centre National de Documentation Pédagogique en septembre 2010 et intitulé  « Le dictionnaire des écoliers » partait pourtant du bon pied.

« Des dictionnaires écrits et illustrés par des écoliers », projet dont l’objectif principal était de « lutter contre l’illettrisme » , reposait sur l’idée de génie qu’une  « appropriation ludique de la langue française permet ainsi de prévenir l’illettrisme en France ».

Bon sang mais c’était bien sûr : partant du principe que l’on maîtrise ce que l’on s’approprie, que l’on s’approprie ce que l’on fait soi même, et que l’on fait soi même ce qui est ludique, il suffisait de laisser les enfants écrire eux mêmes les définitions des mots en s’amusant pour qu’ils acceptent ENFIN de les déchiffrer.
(Chose que visiblement un certain nombre refusent, têtus comme ils sont  : « ah ben moi j’veux pas lire passque c’est pas moi qu’ait écrit c’qu’on nous dit d’lire »)

Il s’agissait donc d’ « une aventure pédagogique unique : l’écriture d’un dictionnaire », et si l’on s’attendait bien entendu à ce que les définitions concoctées par les bambins soient
« toujours très proches de leurs univers ou de leur expérience »,  on ne s’attendait pas à ce que cet univers soit si décevant.

Car soudain, c’est le drame : voici que l’expérience des enfants, qui perce sous les définitions qu’ils concoctent, ne correspond pas à l’univers dont rêvent pourtant pour eux les progressistes du Ministère de la Rééducation Nationale.
Des problèmes « inacceptables » sont ainsi pointés d’un doigt sans doute rageur.
Des propos épouvantables sont tenus par les enfants qui persistent à croire qu’une femme a de la poitrine, qu’une mère est une femme qui a des enfants, et qu’un père est le mari de maman.
L’horreur absolue est atteinte lorsque certains enfants ajoutent à leurs définitions rétrogrades et passéistes des exemples inhumains :
« Ma maman fait le ménage, elle rend propre la maison » !
« Le père protège ses enfants et sa femme ».

C’est l’horreur , car soit les enfants se trompent sur ce qu’ils voient du monde, soit  c’est le monde tel qu’il se présente à eux qui persiste à être dans l’erreur.
Dans tous les cas la réalité est épouvantable et ceux qui se sont donnés comme mission d’ obtenir un monde parfait ont du pain sur la planche.

Si cette dernière tâche avait été moins ambitieuse,  sans doute aurait-on pu se contenter de retravailler un peu les définitions en classe, mais là c’en était trop et il fut donc décidé tout simplement d’arrêter l’horrible expérience.

Elle reprendra sans doute dans quelques années, après  que l’on ait effectué auprès des enfants un très gros travail de lavage de crane modification des représentations, pour qu’ils comprennent enfin que l’on attend d’eux des définitions qui tiennent un peu plus compte de ce qu’il est bon de penser et qu’ils oublient un peu le monde réel dans lequel ils vivent.

A moins que les progressistes ne réussissent vraiment à modifier le réel pour qu’il corresponde à leurs souhaits…
Un jour, peut-être obtiendront ils enfin que les gosses de 8 ans n’hésitent plus  à affirmer :

Un père : c’est le mari de papa
exemple : mon père n’est pas content parce que papa a mal repassé sa chemise.

Une femme : c’est une victime de l’oppression masculine qui est payée moins qu’un homme pour le même travail.
exemple : dis, maman, pourquoi les entreprises, elles n’embauchent pas que des femmes, pissque c’est moins cher ?

Une dame : c’est un homme qui a les couilles à l’intérieur
exemple :  oh lala, qu’est ce qu’elle est costaude, la dame du chantier

 

*Enfants dont une bonne partie sont dorénavant issus des minorités enrichissantes censées voter pour les progressistes, mais enfants décevants néanmoins, comme quoi….

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