Halal LM

Des gens qui sont censés être  « comme nous » mais font tout d’une façon différente, sont-ils tout à fait comme nous ?

C’est la question que je me pose  en découvrant que les musulmans, européens, comme vous et moi, mais développant de plus en plus ce qui ressemble bien à un trouble obsessionnel qui les conduit à passer tout leur temps à séparer le pur de l’impur, ont obtenu une fois de plus que l’on réponde à leurs demandes délirantes.
Non contents de manger halal, de se brosser les dents halal, de s’habiller halal, de faire des fêtes halal, de placer halalement leurs économies et de petits morceaux de moquettes, voilà que des musulmans ont réclamé et obtenu que  des logements sociaux , aux Pays-Bas, soient rénovés en tenant compte de leurs symptômes les plus névrotiques.
Des logements halals ont donc vu le jour à Amsterdam.
Croyez vous que toutes les fenêtres soient orientées du coté de la Mecque ?
Croyez vous que le digicode soit programmé en fonction des sourates ?
Croyez vous qu’un detecteur élecronique antikouffar ait été placé près de leur entrée ?
Que nenni ! Ces logements sont en tous points comparables aux nôtres…si ce n’est que la disposition des pièces permet que ces messieurs ne croisent pour ainsi dire jamais ces dames.

A lire ces caractéristiques, le mal-pensant  ne pourra s’empêcher de penser qu’il serait en effet bénéfique que les messieurs musulmaniaques et leurs dames restent absolument et totalement  éloignés les uns des autres… jusqu’à extinction de l’espèce malade ! On peut rêver.

En attendant, on pourrait leur conseiller, puisqu’ils sont un certain nombre à rouler en voitures halals c’est à dire équipées de GPS leur indiquant en permanence la direction de la Mecque, de suivre sans arrêt le sens de la flèche, de ne jamais, sous aucun prétexte, s’en détourner et de rouler rouler rouler…jusqu’au bout du voyage.

Mais bien entendu, mes propositions aimables, permettant à tous ces gens dont le mode de vie prouve en permanence qu’ils ne sont décidemment pas chez nous dans leur milieu « naturel », de rejoindre leurs jolies contrées, ne seront pas suivies d’effet.
Car comment pourraient-ils avoir envie de partir alors qu’on leur propose si gentiment de musulmer comme-la-bas, mais ici, où la soupe est plus généreusement distribuée.
Et comment pourrait-on cesser de leur proposer aussi « gentiment » du halal à toutes les  « sauces » alors qu’ils constituent une si belle niche de consommation, je vous le demande ?
Vous ne voulez tout de même pas vous mettre en travers de la reprise de la croissance, hein, bande de vilains nauséabonds ?


A la traque de la racine des origines de la bête immonde.

Un billet triste et qui casse l’ambiance, voilà ce que je vous propose aujourd’hui.
Vous êtes prévenus. Ne venez pas vous plaindre.

Je savais que les racines du piège mortel dans lequel nous somme englués était profond.
Mais c’est une chose de le savoir et c’en est une autre de regarder le piège être mis en place,  d’assister au marquage sadique de quelques têtes blanches sur lesquelles un intervenant mielleux imprime le signe d’infamie, feignant de croire avoir déniché dans les cerveaux d’écoliers blancs la racine de l’origine du mal, de la bête immonde.
Lors d’une promenade bloguesque, je suis tombée sur une vidéo mise en ligne par Xyr qui, en plus de ses articles souvent remarquables, met des documents en haut à droite de sa page d’accueil.
Cette vidéo date des années 60.
Cette vidéo « m’a tuer ».
Car cette traque de « la racine des origines de la bête immonde » est à la racine des origines de la haine de soi.

Je ne me souviens plus bien de cette époque, parce que j’étais très petite, mais j’étais déjà née, et le noir et blanc du documentaire me rappelle la vieille télé de ma grand mère, à l’époque où j’applaudissais les yéyés en lançant un peu de purée au beurre depuis ma chaise haute.
Autant dire que les petits garçons que l’on voit là, interrogés dans le documentaire, ont pour moi quelque chose d’à la fois familier et lointain qui m’attriste, un peu comme les films avec Lino Ventura.

Vous verrez dans cette vidéo des petits enfants des années 60 qui sont invités à s’exprimer sur les races blanches et noires.
Vous verrez comme ils reconnaissent, sous la pression d’un interrogatoire doucereux mais insistant,  qu’ils sont heureux d’être blancs.
Vous verrez comme on leur fait « avouer »qu’ils ne préféreraient PAS être noirs.
Vous verrez comme ces gosses d’une dizaine d’années comprennent sans que personne ne leur explique que l’être humain a besoin, pour être heureux, de faire partie d’un groupe ET que ce sentiment de faire partie d’un groupe nécessite que le groupe lui même vous identifie en tant que membre du groupe.
Vous verrez comment ces petits blancs qui  « avouent » être heureux de leur blancheur, sont capables d’imaginer qu’au milieu des noirs, on puisse préférer être noir, prouvant qu’ils ont, déjà, la notion de relativité et les capacités de se mettre à la place de l’autre.
Vous verrez comment cela ne suffit pas à satisfaire le gentil sadique qui les accule contre le mur de leur innocence, et comme la gène est visible chez ces petits gamins qui sentent que leur réponse sincère n’est pas la bonne mais ne savent pas ce qu’ils devraient dire pour que ce soit bien.
Le petit blanc dit « j’aime mieux être blanc mais….. quand j’suis dans une école et qu’les autres sont noirs j’aime mieux être noir, s’ils étaient blancs j’aimerai mieux être blanc » et cette réponse ne suffit PAS à le dédouaner !!!
Les enfant n’ont pas BIEN répondu, la conclusion terrible tombe comme une condamnation:
« De ces déclarations candides à l’horreur de camps de la mort il n’y a pas si loin qu’on pourrait le penser ».
C’est à vomir.

J’ai d’autant plus mal supporté de voir ce spectacle, que par une sorte d’effet madeleine-de-Proust, une petite anecdote oubliée de mon enfance m’est revenue :
Lorsque j’avais cinq ans mes parents profs, ont pendant quelques semaines envisagés un départ en « coopération ». Pour m’y préparer ils m’avaient parlé de l’Afrique et je me souviens du moment de panique que j’ai eu.
J’ai demandé si mes camarades de classe seraient tous noirs et on m’a dit que oui
J’ai demandé si la maitresse aussi serait noire, et on m’a dit que oui.
Mais alors, alors….tout le monde va me trouver moche,  ai je pleuré. (oui, c’est des trucs de fille, je sais).

J’étais déjà dans l’empire du mal….
Alors vous comprendrez bien que les petits garçons de cette vidéo sont mes frères.

Cette vidéo est horrible.

Le pire du pire étant que  dorénavant les petits blancs savent sans doute ce qu’il faut répondre.
Ils connaissent la seule formulation qui peut  satisfaire ceux qui les interrogent, la seule réponse que des salauds attendent au prétexte qu’alors, ils auront réussit à déraciner la bête,  et que je suis si triste de voir que parfois ils obtiennent :
« je suis blanc et je regrette de l’être parce que les blancs sont des ordures. »

Accrochez vous :


Un si bel appartement….

 

Cher Charles-Henry,

Je t’écris au sujet de l’appartement car nous avons quelques soucis.

Je veux bien entendu parler de  ce très grand et bel appartement, dans lequel nos parents nous ont élevés, toi et moi ainsi que nos nombreux frères et sœurs, et dont nous avons hérité à leur décès.
Tu sais, bien sûr, mais je te le rappelle, que nos parents eux mêmes avaient grandi dans cet appartement, hérité de nos grands parents qui eux mêmes l’avaient reçu en héritage de ceux qui en avaient hérité avant eux.
Tu sais, bien sûr, mais je te le rappelle, que pendant toutes ces  générations d’occupants , des modifications ont été faites, ça et là, mais que si la décoration a été souvent changée, que quelques cloisons ont été abattues, puis remises pour être parfois de nouveau ôtées, personne n’avait  jamais modifié l’essentiel du règlement de coproprieté.

Quelques uns, de notre fratrie, ont trouvé un peu surprenant, que tu t’autorises à laisser les portes et fenêtres ouvertes en permanence.
Sur le moment je n’avais pas bien fait attention, mais ils m’ont fait à juste titre remarquer que certains de nos ancêtres s’étaient, parfois au sens propre,  « cassés le cul » à faire en sorte que les occupants, à l’intérieur soient protégés des intempéries et des importuns,  et que de plus tu aurais pu au moins t’assurer que nous étions tous d’accord avec toi avant de laisser tout ouvert à tout vent.

Ces derniers temps, tu as trouvé très amusant que des nouveaux venus se soient installés au milieu du salon, et je ne sais pas si c’est pour les avoir trouvés sympathiques ou pour avoir l’air de l’être toi même que tu leur a donné une partie du titre de proprieté, toujours est-il que maintenant ils sont là.

Tu continues à les trouver aimables, je le sais, mais cela pourrait bien être la conséquence du fait que tu ne les vois guère.
Toi qui sors tous les soirs au restaurant, tu n’a rien vu de l’état dans lequel ils ont mis la cuisine et l’odeur d’épices qui t’accueille lorsque tu rentres te gène d’autant moins que tu ne sens rien derrière la porte de tes quartiers
Tes enfants ont assez de place dans leur chambre pour y faire leurs devoirs et pour y jouer entre eux bien tranquilles, mais à l’autre bout de la maisonnée, quelques uns de nos neveux et nièces sont empêchés de lire et leurs legos sont bousculés. D’aucuns prétendent qu’ils seraient battus.
Tu refuses de prendre en compte les protestations de ceux de notre fratrie qui doivent partager leurs pièces avec tes sortes d’amis,  et plus on les soumet  au bizutage, plus tu hausses le ton pour faire taire leurs cris.
Tu te fâches après ceux qui sont contraints de partager leur chambre au prétexte que toujours la maisonnée s’est agrandie, oubliant bien vite qu’autrefois les nouveaux étaient des sortes de pièces rapportées : conjoints que les enfants ramenaient dans la famille ou rares voisins amis qui venaient en petit nombre et qu’on avait tout le temps de connaître.

Les nouveaux coproprietaires sont arrivés tels une troupe, avec armes et bagages, et quelques pièces sont désormais complètement remeublées avec leurs propres affaires.
Ils ont, à certains endroits, commencé à arracher le papier peint qui leur déplaisait dans des couloirs où ils ne font pourtant que passer.
Ils sont souvent agressifs et sans gène et le fait qu’un ou deux nous fasse quelques sourires ne change pas vraiment le fond du problème.

Je sais que tu ris en lisant mon courrier, que toutes ces jérémiades te paraissent au mieux ridicules et au pire lamentables et loin de moi l’idée de te faire entendre raison.
Ce courrier, Charles-Henri,  n’est destiné en fait qu’à te faire lire mes derniers paragraphes.

Tes enfants, mon cher, sont élevés à la fois très loin  des nouveaux et dans le culte de la cohabitation avec eux, et pour le moment cette sorte de paradoxe ne semble pas poser le moindre problème.
Tu sembles bien oublier que l’appartement s’il peut être redécoré ne peut en aucun cas être agrandi et que d’ici quelques années, lorsque tu seras grand père , au rythme auquel les nouveaux copropriétaires croissent et se multiplient, tes petits enfants, contrairement à toi devront forcément partager les locaux.
Si les arrivants auxquels tu as si généreusement ouvert la porte d’un appartement dont tu n’avais pourtant qu’une part d’usufruit, continuent à se comporter comme ils le font et l’ont toujours fait (on  se demande bien ce qui pourrait les amadouer), ce sont les enfants de tes enfants  qui  vivront à leur  tour ce que vivent les neveux et nièces dont tu ricanes , mais en bien pire.

Tes enfants, que pour le moment tu câlines, découvrant le malheur de leur propre descendance  se détournerons alors de toi, le regard haineux.
Tu seras maudit jusqu’à la cinquième génération.

 


Plus c’est gros, plus c’est rigolo.

S’il est fréquent d’avoir envie de ricaner en écoutant ou en lisant  des bien pensants, il est tout de même un peu plus rare qu’ils puissent déclencher chez nous un véritable fou rire.

D’autant, vous l’aurez remarqué, que l’humour de nos jours ne se  trouve pour ainsi dire qu’à droite, les gauchistes en tous genres ressassant sans cesse les mêmes rengaines éculées ( j’en ai entendu un sur France inter qui a monté tout un sketch à base de plaisanterie sur ce brave  Joseph qui s’était bien fait rouler ah ah ah  le jour où sa Marie enceinte avait trouvé une sacrée  » excuse » pour expliquer son gros bidon….et le public de s’esclaffer, pliés de rire, un peu  comme si on leur  avait dit comment vas tu yau de poële)

Bref, hier j’ai lu, pour une fois, quelque chose qui ressemble enfin  à un VRAI gag.

La préfecture des Yvelines distribue depuis quelques jours un guide pratique destiné aux parents d’élèves du val Fourré.
Jusqu’ici rien de drôle.
Ce carnet, mis au point par des zimmigrés ( Naïma M’Faddel) pour des zimmigrés, est un guide pratique destiné à aider les familles ne maitrisant pas les rouages du système scolaire.
Jusqu’ici tout va bien.
On écoute donc madame M’Faddel, qui décline avec un peu plus de détails les objectifs de son projet, et là, on arrive enfin à  la blague, à la petite histoire qui n’a l’air de rien mais qui par l’habileté de sa chute inattendue surprend en déclenchant l’hilarité.

« Le maître mot, c’est le pragmatisme. Il ne faut pas se voiler la face, il existe parfois dans ces quartiers une méconnaissance du système éducatif »

….. (oui, d’accord, très bien, y-a des problèmes, faut pas se voiler,  ok, on attend, on attend)….et  là, PAF :
« Il ne faut pas se voiler la face : Dans certaines familles,  l’école est sacralisée :
des parents ignorent par exemple qu’ils ont la possibilité de rencontrer les instituteurs en cas de problème ».

Enorme non ?

 

 

illustration : http://rhone-alpes.france3.fr/2012/10/11/la-martiniere-duchere-au-lendemain-de-l-agression-d-un-prof-119475.html


Extremedroitocentriste

Que voulez vous que je fasse de ça ! pour commencer je suis Ghandi avec les rongeurs et Hitler avec les araignées.

Figurez vous qu’un groupe de nauséabonds, avec lesquels je bavarde en parallèle avec les discussions de blogs a proposé que chacun définisse en quelques mots ses positions idéologiques au sens large du terme.
Alors que plusieurs se sont  lancés et ont visiblement trouvé l’exercice assez simple, j’ai complètement bloqué sur ce sujet.
L’obligation de résumer en quelques mots quelles sont mes convictions m’a obligée à regarder la réalité en face et à admettre qu’en fait je n’en ai pour ainsi dire aucune.
Tout simplement.

Devant l’image presque inquiétante du flou absolu qui se présente devant moi lorsque je tente en vain de trouver quelque consistance au flux d’idées qui traversent mon esprit, il était nécessaire tout de même d’essayer de faire le point.
Apres avoir réalisé avec une certaine horreur que c’était tout simplement le « bordel » dans ma petite tête, il a bien fallu que j’essaie de mettre un peu d’ordre dans ce fatras.

J’en suis donc arrivée à la conclusion suivante et j’ai le plaisir de vous présenter le résultat après rangement :

Agnostique sur à peu près tous les sujets : je ne suis certaine de rien, si ce n’est que l’invasion de nos contrées par les « autres » est quelque chose de très très mauvais pour nous et qu’il faudrait faire quelque chose.
Si j’en suis bien certaine ce n’est pas tant que j’ai la haine viscérale de l’autre, mais qu’il me semble impossible qu’un pays rempli d’autres ne ressemble pas bientôt aux pays des autres, pays qui me plaisent moins (voire beaucoup moins) que le mien.
Voilà, c’est tout.

Le reste m’est un peu égal. Le reste m’intéresse mais sur les autres sujets je n’ai pas d’opinion définitive et il ne me semble pas urgentissime d’en avoir.

Ainsi, puisque mon simple refus de l’invasion me vaut de porter l’étiquette d ‘extrême droite, qu’il en soit ainsi, cela  m’est bien égal, mais il me semble que le peu de convictions absolues que j’ai dans bien des domaines me fait mériter amplement le joli terme de  « centriste » .
C’est pourquoi j’ai  décidé de me vanter dorénavant d’être extrêmedroitocentriste.
Ma ligne politique est donc la suivante :

TOUT ce qui peut aller dans le sens opposé des progressistes ayant décidé de nous dissoudre est bon à prendre.
En cas d’incendie ne comptez pas sur moi pour chercher des poux dans la tête de tous ceux qui arrivent avec un seau d’eau à la main.

Je suis donc prête à m’allier avec des démocrates, des royalistes, des cathos modérés ou fondamentalistes, des libéraux, des bouffeurs de curé, des FN, d’anciens gauchistes, des gens de droite depuis 1952, des gens complètement xénophobes et d’autres très bienveillants mais non suicidaires,  quelques apostats de l’islam, quelques noirs sympas, Zemmour, d’autres juifs, quelques antisémites, des cocos (non, pas eux, tout de même pas), des anglais,  n’importe qui, je ne suis pas contrariante,  pourvu qu’on veuille essayer d’empêcher la tiermondisation de la France.

Ce n’est pas une ligne politique remarquable (ni même sans doute très cohérente) mais je vous ferai remarquer qu’elle a le mérite d’être une ligne de « rassemblement » ;).


Deuxièmes générations…et suivantes.

On est parfois surpris de constater que nos concitoyens, enfants d’immigrés nés en France et ayant donc acquis automatiquement la nationalité française, soient plus souvent haineux vis à vis du pays que nous partageons avec eux que leurs propres parents dont le sort était pourtant souvent moins enviable.
On constate assez souvent que les plus agressifs, les plus revendicatifs, sont non pas les travailleurs arrivés avant les années 80 ( dans des conditions d’accueil pourtant assez rudimentaires et qui sont restés confinés aux classes les plus défavorisées )  mais  leurs descendants, qui pourtant ont, dés leur plus jeune âge,  bénéficié du plus grand nombre d’aides en tout genre et à qui les acquis sociaux français ont été distribués de façon automatique comme à tous français.
Leur ressentiment et leur détestation de la France semble augmenter au fil des générations.

Les tentatives d’explications ne manquent pas, et on pourra nous dire par exemple que c’est d’avoir vu leurs propres parents vivre pauvrement  qui les a dégouté de la France,  qu’ils veulent venger leurs pères, dont le manque de combativité devant la pauvreté  leur fait un peu honte.
Pourquoi pas.
On pourra aussi dire que leur psychisme est traversé par la souffrance induite par le  traumatisme psychologique transgénérationnel de la colonisation qu’ont vécus leurs ancêtres (ne riez pas c’est authentique : voyez ICI ).
On pourra trouver des tas d’explications, et il y a en a certainement de multiples.

J’ai pour ma part une piste à fournir qui, si elle ne rend sans doute pas compte de la complexité du sujet me semble avoir le mérite de la simplicité : la pensée magique.

Il me semble que les immigrés qui sont arrivés dans les premières périodes ne s’attendaient pas à trouver ici autre chose que ce qu’ils étaient venus chercher : ils partaient de chez eux pour trouver du travail en sachant qu’il s’agirait de travaux d’ouvriers et qu’ils vivraient plus ou moins sur  des chantiers. Ils venaient chercher des petits salaires pour de petits boulots et si la vie était difficile, ma fois c’était malheureusement ainsi et il fallait faire avec.
S’ils pouvaient envier les souchiens dont la vie paraissait plus riche et plus facile, ils s’en prenaient essentiellement au destin qui les avait fait naître pauvres dans des pays pauvres et l’habitude musulmane d’être fataliste leur permettait d’accepter un sort que de toute façon ils n’avaient d’autre choix que d’accepter.

Lorsque le regroupement familial fût mis en place, que ces travailleurs décidèrent de rester et de faire « souche » en France, leurs ambitions changèrent du tout au tout.
Leurs enfants naitraient en France, ils seraient donc Français, et étiquetés de la sorte ils accéderaient naturellement, automatiquement à un nouveau destin.
Puisque les enfants français, vus par les yeux des travailleurs immigrés naissaient magiquement avec une cuiller dorée dans la bouche, leurs propres enfants, nés français auraient donc le même sort heureux.

C’est à mon avis ainsi qu’un certain nombre d’enfants d’immigrés, ont été élevés dans l’illusion que tout leur serait donné avec leur identité française et qu’aucun effort n’était nécessaire pour accéder à l’ascenseur social dont ils croyaient qu’il fonctionnait de façon quasi automatique, comme un engin de chantier ramassant régulièrement sa pelletée.

L’échec scolaire puis professionnel  d’un grand nombre d’enfants d’immigrés, nés français, les surprend autant qu’elle les insupporte et  ne peut s’expliquer à leurs yeux que par une intervention malveillante ayant empêché leur transformation automatique en « vrai occidental », c’est à dire en « riche ».
L’éloignement géographique actuel entre les travailleurs français défavorisés et ces enfants d’immigrés ne fait que renforcer actuellement cette illusion : ils ont l’impression d’être les seuls « pauvres », comme si la magie n’avait  pas fonctionné et que  sa dysfonction ne concernait qu’eux.
Ils se sentent donc victimes de l’équivalent du mauvais œil ( est ce pour cela qu’ils peuvent tuer pour un regard ?)

J’en veux donc essentiellement  à la gauche qui ne fait que les conforter dans cette croyance. Les sociologues en particulier, qui  passent leur temps à analyser les statistiques de réussite à l’école sans jamais y introduire l’élément « travail scolaire  » et à établir des corrélations en oubliant l’essentiel qui est que personne ne réussit sans effort…y compris les souchiens.
J’ai en tête l’exemple donné par une psy qui  considérait que son patient,  un jeune francomaghrébin qui souhaitait faire une carrière d’avocat et qu’on avait orienté vers un CAP était victime de la violence de l’institution scolaire. Ce jeune n’avait pas compris qu’il fallait autre chose qu’une simple carte d’identité française pour faire une belle carrière, et son interlocutrice ne faisait que lui confirmer qu’un obstacle avait été placé devant lui.

On remarquera qu’il se passe à peu près l’équivalent avec les ex colonies qui semblent nous haïr d’avantage encore qu’autrefois. Ils ont accédé à l’indépendance et croyaient sans doute qu’ils obtiendraient automatiquement un pays développé….leur misère actuelle  leur est donc plus insupportable qu’autrefois et ils se retournent vers nous en demandant  » mais que nous avez vous fait pour que l’on rate tout ! »

Tout un monde est passé de l’idée de « nous n’avons pas de chance » à celle qui consiste à dire  » nous avons échoué alors que nous aurions du réussir…. cherchons un coupable »
Il me semble que nous répondons de mieux en mieux à la définition de bouc-émissaire.


Une très bonne soirée.

 

Il arrive qu’un film dont on attendait beaucoup, dont on pensait en tous cas qu’il nous permettrait de passer une excellente soirée, déçoive énormément.
Assis sur le canapé, nous regardons le générique et nous apprêtons à être captivés par un scénario impeccable, à être rivés sur notre siège par une histoire dont nous avons anticipé le plaisir à la lecture du résumé du film.
Et puis, après les dix premières minutes, le mauvais jeu des acteurs, la  banalité de la mise en scène nous oblige à nous rendre à l’évidence : le film est un navet et l’ennui nous submerge.

Hier soir, en allumant la télévision afin de regarder les dernières informations de la soirée, ce fût absolument l’inverse et la surprise fût considérable.
Alors  que nous nous apprêtions à supporter les quelques minutes d’ennui qu’il faut bien s’infliger quotidiennement si l’ on désire être à peu près au courant de ce qui se passe dans le monde, ou plus exactement ce que nous sommes censés en retenir, nous sommes tombés sur un des meilleurs thrillers qui soit passé sur le petit écran depuis des lustres.

Les primaires UMP !
Sur lesquelles j’imaginais ne  pencher qu’un regard morne et désabusé en étouffant quelques bâillements.
Les primaires UMP :  ou la plus chouette soirée électorale dont on puisse rêver si on la suivait en direct.
J’ai été scotchée jusqu’à plus d’heure par une histoire de fous inimaginable, un truc à rebondissement digne des séries américaines les plus scénarisées, un combat des chefs en direct live,  une crise gigantesque dont je n’imagine pas que la droite  » traditionnelle « puisse se relever.
On commença par nous annoncer que des accusations de tricheries assez énormes divisaient les deux camps, que les résultats étaient plus que serrés, qu’il faudrait attendre qu’une commission de contrôle au nom de  « COCO euh » (il faut « oser ») se prononce, et c’était déjà si hilarant de voir tous ces « amis » se déchirer au prétexte d’être mieux unis que je n’arrivais pas à me décider à éteindre la télévision tant chaque apparition d’un nouvel intervenant promettait son lot de petites phrases ou d’énormités.
C’est alors que le clou de la soirée me scotcha sur place :
Coppé annonçât sa victoire en direct, et l’accompagnant   d’un discours aux accents dramatiques, presque guerriers, tel un chef militaire  pardonnant en direct à la partie dissidente de son armée, du passé faisant table rase, réunissant ses troupes sous son étendard magnifique pour commencer, enfin, sa guerre contre la gauche, et ce, quelques secondes après que sur le plateau ou nous eut expliqué que les résultats n’étaient pas disponibles.

Dés lors, comment voulez vous que j’ai pu aller me  coucher avant d’avoir entendu la version de Fillon, casse pied de service dont je n’écoute jamais d’ordinaire les discours convenus ?
Il n’était donc pas plus question d’éteindre le téléviseur  avant d’entendre le challengeur de Coppé, que de fermer un bon polar  dont il ne reste que quelques pages à lire.

Fillon parla, mais ce fut pour annoncer que lui aussi avait gagné mais que comme il était bien élevé et très poli, lui, contrairement à l’autre,  il allait simplement attendre un peu pour le dire.

Bon sang il y aurait donc en plus une saison 2 !!! Comme dans Homeland !
C’était tout simplement magnifique, et d’autant plus pratique qu’il n’y aurait pas besoin d’aller sur internet à la chasse aux sous titres.

Vraiment, ce fût une soirée formidable, qui me consola presque du fait que madame Fourrest a eu son cadeau de Noël très en avance, ayant réussit à être, enfin, plus ou moins attaquée par des « fondamentalistes catholiques », chose qu’elle n’avait pas encore obtenue jusqu’à présent et dont on imagine qu’elle a du lui faire un plaisir fou.